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Coquilles Saint-Jacques, un trou d’air en baie de Seine mais un record en vue à Saint-Brieuc
Les deux plus grands gisements français de coquilles Saint-Jacques restent en bonne santé, malgré une chute de la biomasse exploitable en baie de Seine.…


Les deux plus grands gisements français de coquilles Saint-Jacques restent en bonne santé, malgré une chute de la biomasse exploitable en baie de Seine. La baie de Saint-Brieuc pourrait, elle, signer une saison historique.
Bonne nouvelle pour la coquille Saint-Jacques. Les deux principaux gisements tricolores, la baie de Seine et la baie de Saint-Brieuc, se portent globalement bien d’après le dernier état des lieux de l’Ifremer. Le plus vaste des deux, en baie de Seine, accuse tout de même un repli marqué. La quantité de coquilles exploitables, autrement dit celles qui atteignent au moins 11 centimètres, est estimée à 84.189 tonnes. Un an plus tôt, elle approchait les 120.000 tonnes.
Ce recul d’environ 30 % n’a rien d’inquiétant selon Eric Foucher, chercheur en biologie halieutique à l’Ifremer. Il y voit une fluctuation interannuelle normale pour une population sauvage. La météo joue un rôle déterminant au moment de la reproduction. Une seule semaine de froid ou une mer très agitée peut suffire à provoquer une mortalité supplémentaire parmi les coquilles.
L’avenir s’annonce pourtant lumineux. Les juvéniles, ces coquilles âgées d’un an, sont arrivés en très grand nombre. De quoi laisser espérer une biomasse exceptionnelle dès l’an prochain. Le chercheur préfère toutefois appeler à la prudence et à ne pas augmenter les prélèvements, malgré cette dynamique favorable.
En baie de Saint-Brieuc, la tendance est franchement meilleure. La biomasse de coquilles qui atteindront la taille réglementaire de 10,5 centimètres pendant la période de pêche devrait avoisiner 74.700 tonnes pour la saison à venir. Si cette projection se confirme, le volume disponible dépassera de 5 % celui de 2025 et grimpera à un niveau jamais atteint.
Cette santé retrouvée doit beaucoup au travail de fond mené depuis vingt ans. La sélectivité des engins de pêche s’est améliorée et l’effort de pêche a été encadré, ce qui a permis aux populations de ces deux baies de nettement progresser. En baie de Seine, la biomasse est aujourd’hui presque sept fois supérieure à ce qu’elle était en 2000. La filière reste la première pêcherie française, avec 800 navires et près de 3.000 pêcheurs. Et la saison 2025-2026 a déjà marqué les esprits, avec plus de 50.000 tonnes de coquilles débarquées en France métropolitaine, un sommet historique.
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