Monde
Escalade au Moyen-Orient L’Iran et les États-Unis campent sur leurs positions
Les frappes se multiplient entre Téhéran et Washington, tandis que les rebelles Houthis menacent les voies maritimes. Le pétrole flambe et l’ONU parle…

Les frappes se multiplient entre Téhéran et Washington, tandis que les rebelles Houthis menacent les voies maritimes. Le pétrole flambe et l’ONU parle d’une situation « hors de contrôle ».
Jeudi, l’Iran et les États-Unis ont réaffirmé leur volonté de poursuivre les hostilités. Les frappes s’intensifient sur plusieurs fronts. Les Houthis, alliés de Téhéran, ont ouvert un nouveau théâtre en mer Rouge. Résultat le détroit d’Ormuz est verrouillé par l’Iran, et les rebelles yéménites bloquent les navires saoudiens. La conséquence directe le baril de Brent a dépassé les 100 dollars. Une flambée qui enterre l’accalmie observée après l’accord de mi-juin entre les deux pays.
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a tiré la sonnette d’alarme devant le Conseil de sécurité. Il décrit un Moyen-Orient « au bord de l’inimaginable ». Côté iranien, l’armée promet des représailles tant que les attaques américaines contre ses infrastructures se poursuivront. Téhéran accuse Washington d’une attitude « irrationnelle ». De l’autre côté, Donald Trump menace l’Iran et les Houthis d’une « punition militaire majeure ». Les frappes se sont multipliées au Koweït, en Jordanie, et en Iran même. La ville de Bouchehr, où se trouve la seule centrale nucléaire iranienne, a été visée. Deux personnes ont été tuées à Chalamcheh, près de la frontière irakienne.
Le cœur du conflit reste le détroit d’Ormuz, par lequel transite normalement un cinquième du pétrole mondial. L’Iran veut imposer un péage et n’autorise qu’un seul couloir le long de ses côtes. Ses Gardiens de la Révolution affirment avoir stoppé trois pétroliers. En réponse, les États-Unis imposent un blocus maritime contre l’Iran et détournent les navires commerciaux. Pendant ce temps, en mer Rouge, les Houthis ont attaqué deux pétroliers saoudiens. Le détroit de Bab el-Mandeb, déjà crucial, devient un point de tension supplémentaire. Le trafic maritime ralentit jeudi, avec seulement 18 navires de matières premières ayant transité contre 26 la veille. La menace plane sur les exportations d’hydrocarbures et l’économie mondiale.
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