Monde
La foi en étendard. L’administration Trump mobilise le religieux dans le contexte iranien

_**Alors que les opérations militaires se poursuivent, la rhétorique officielle américaine puise de plus en plus ouvertement dans le registre chrétien, suscitant des interrogations sur la confusion des genres.**_
Dans le cadre feutré du Bureau ovale, une cérémonie privée a récemment rassemblé le président américain et plusieurs dignitaires religieux. L’objectif affiché était d’apporter un soutien spirituel au chef de l’État en cette période de tensions internationales. Cette scène, quoique discrète, s’inscrit dans une tendance plus large où les références confessionnelles imprègnent progressivement la communication gouvernementale concernant les engagements à l’étranger.
La dimension spirituelle, sans être l’élément central du conflit, est régulièrement convoquée par certaines figures de l’exécutif. Le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, en est l’illustration la plus visible. Ancien militaire et commentateur, il n’hésite pas à clamer sa foi publiquement, invitant à prier pour les troupes « au nom de Jésus-Christ » et citant des passages bibliques lors de points presse officiels. Son discours associe fréquemment l’effort de guerre à une défense des valeurs occidentales, une posture qu’il avait déjà développée dans ses écrits antérieurs.
Cette instrumentalisation du religieux ne se limite pas au département de la Défense. L’entourage immédiat du président participe également à cette dynamique. Le vice-président a ainsi évoqué la puissance de la prière lors d’une réunion gouvernementale, tandis qu’un rassemblement public de grande ampleur, destiné à « consacrer à nouveau l’Amérique à Dieu », est annoncé pour les prochaines semaines. Ces initiatives s’accompagnent parfois de déclarations perçues comme exclusives, occultant la diversité des confessions au sein de la société et de l’institution militaire.
Cette approche suscite des réserves chez certains observateurs. Des voix s’élèvent pour questionner la pertinence et les conséquences d’un tel mélange entre sphère religieuse et autorité étatique. Un ancien aumônier militaire a ainsi pointé le risque de favoritisme et le manque de respect envers les soldats de toutes confessions. Parallèlement, le souverain pontife a récemment rappelé, sans nommer directement aucun camp, qu’aucune guerre ne pouvait être sanctifiée au nom de la divinité.
La Maison Blanche, pour sa part, défend ces manifestations de ferveur, y voyant un acte noble de soutien aux forces armées. Cette insistance sur le registre chrétien, dans un État officiellement laïc, dessine un cadre singulier pour la conduite des affaires étrangères américaines, où la politique semble de plus en plus souvent éclairée par des considérations d’ordre spirituel.

Faits DiversEn Ligne 6 joursÀ Lille, la mairie forcée et l’Apple Store pillé
Faits DiversEn Ligne 6 joursLimoges regarde son hôtel de ville partir en fumée
CultureEn Ligne 7 joursCéline Dion referme en beauté son marathon parisien
SociétéEn Ligne 5 joursÀ Limoges, la mairie brûle et le maire accuse l’État d’avoir lâché ses policiers
PolitiqueEn Ligne 3 joursHollande recadre le débat sur les violences et refuse de tout imputer à LFI
Faits DiversEn Ligne 6 joursDes commerces du 11e arrondissement pris pour cible après la manifestation
PolitiqueEn Ligne 4 joursVinted, eBay et Leboncoin sous pression après les pillages du week-end
PolitiqueEn Ligne 4 joursAprès les violences, le RN veut incarner l’ordre
















