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Des élus du Tarn-et-Garonne dénoncent l’impuissance face aux débordements

Les maires de plusieurs communes touchées par les crues récentes pointent du doigt l’insuffisance des dispositifs de financement et de gestion des ouvrages de protection.
Dans le Tarn-et-Garonne, la récurrence des épisodes de crue met à nu les difficultés structurelles rencontrées par les collectivités locales. À Castelsarrasin, l’édile Jean-Philippe Bésiers a officiellement saisi la préfecture pour alerter sur l’inadéquation des ressources financières. La compétence Gemapi, transférée aux intercommunalités, génère une taxe dont le produit annuel, estimé à environ deux cent mille euros, est jugé dérisoire au regard des coûts de construction ou de réhabilitation des digues, qui se chiffrent en millions. Cette situation place les élus dans l’impossibilité de mener les travaux nécessaires à la sécurisation des zones habitées.
Cette prise de parole a cependant suscité des réactions critiques localement. L’opposition communiste a émis des doutes sur la sincérité de cette démarche, la reliant à la proximité des échéances municipales. Elle rappelle que des inondations survenues en 2022 n’avaient pas donné lieu à des déclarations similaires. Malgré cette polémique, l’intercommunalité Terres de Confluences a engagé des études pour prioriser les interventions sur les digues, tout en étant contrainte de mobiliser d’autres lignes budgétaires.
Plus au sud, à Beaumont-de-Lomagne, c’est un problème de régularité administrative qui complique la situation. La digue protégeant la commune a été rehaussée il y a plusieurs années sans que les autorisations requises n’aient été obtenues, un fait confirmé par les services de l’État. Face à cette impasse, le syndicat de gestion des rivières a financé une étude proposant plusieurs scénarios, dont l’abaissement partiel de l’ouvrage. Ce dossier est désormais en attente d’un examen par les services de l’État, tandis que la commune subit de plein fouet les débordements de la Gimone, qui ont entraîné la fermeture d’axes routiers et l’inondation d’équipements publics.
Dans les deux cas, les municipalités concernées ont engagé les démarches pour obtenir la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle, un sésame indispensable pour le déclenchement des indemnisations. Ces situations illustrent les tensions persistantes entre les attentes des territoires en matière de protection et les contraintes financières et réglementaires qui pèsent sur la gestion des risques.

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