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Rachida Dati impute à la gauche parisienne des responsabilités politiques

La candidate LR à la mairie de Paris a relié, lors d’une interview, l’affaire Deranque et la gestion du périscolaire à ses adversaires du Nouveau Front populaire, suscitant un vif démenti de la municipalité sortante.
Rachida Dati a estimé que l’ensemble des élus de la gauche parisienne devaient répondre de leurs liens avec le mouvement La Jeune Garde. Cette structure est au centre de l’enquête sur la mort de Quentin Deranque, un militant d’extrême droite décédé après une agression à Lyon. La ministre de la Culture a explicitement cité son concurrent, Emmanuel Grégoire, tête de liste de l’union de la gauche, rappelant que les candidats du Nouveau Front populaire avaient bénéficié du soutien affiché de ce groupe lors des dernières élections législatives. Elle s’est interrogée sur le silence présumé des intéressés face à cette collaboration.
Neuf individus ont été interpellés dans le cadre de cette instruction, parmi lesquels figure un collaborateur parlementaire du député Raphaël Arnault, fondateur de La Jeune Garde. Ce dernier a indiqué avoir immédiatement suspendu les fonctions de son assistant et engagé une procédure de licenciement. Pour Rachida Dati, l’attitude de la gauche constituerait un calcul politique visant à préserver des mandats, une position qu’elle juge irrecevable. Elle a également reproché à Emmanuel Grégoire son alliance électorale avec d’anciens membres de La France insoumise.
Par ailleurs, la candidate est revenue sur la crise affectant les activités périscolaires à Paris, évoquant plusieurs centaines d’animateurs suspendus ou mutés dans deux arrondissements de l’est parisien. Elle a imputé la responsabilité de cette gestion, ainsi que des recrutements, à son adversaire, en sa qualité d’ancien premier adjoint. La Ville de Paris a fermement contesté ces allégations, les qualifiant de mensongères et précisant que les maires d’arrondissement, dont Rachida Dati, disposent d’une autorité pleine et entière sur ces questions dans leur secteur. Les services municipaux ont fourni des chiffres antérieurs, faisant état de 46 suspensions sur l’ensemble de l’année 2025.

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