Monde
L’Ukraine presse l’Europe sur le déblocage des capitaux russes gelés

Le président Zelensky a lancé un appel urgent aux dirigeants européens réunis à Bruxelles, les exhortant à déployer sans délai les actifs financiers russes immobilisés pour soutenir l’effort de défense ukrainien.
Le chef de l’État ukrainien s’est exprimé en marge du sommet des Vingt-Sept, où l’utilisation des réserves de la Banque centrale de Russie constitue l’un des principaux points à l’ordre du jour. Il a souligné que toute temporisation dans cette décision affaiblissait non seulement les capacités militaires de son pays, mais retardait également les avancées de l’Union européenne elle-même. Selon lui, le moment est venu d’agir résolument sur ce dossier.
Cette initiative sans précédent se heurte cependant à des réticences, notamment de la part de la Belgique où sont détenus l’essentiel des avoirs russes en Europe, estimés à environ 210 milliards d’euros. Le Premier ministre belge a fait part de son intention de bloquer le processus s’il n’obtenait pas satisfaction sur certaines conditions préalables. Les discussions se poursuivent entre les États membres pour surmonter ces divergences.
Parallèlement, les capitales européennes ont salué la décision américaine d’imposer de nouvelles restrictions économiques ciblant le secteur énergétique russe. Le président ukrainien a qualifié cette mesure de signal fort et nécessaire, indiquant que l’agression ne resterait pas sans réponse. Le Kremlin a pour sa part minimisé l’impact potentiel de ces sanctions sur son économie, tout en réaffirmant son ouverture au dialogue.
Les dernières sanctions occidentales comprennent le gel des actifs des géants pétroliers russes Rosneft et Lukoil, ainsi que l’interdiction pour les entreprises américaines de commercer avec eux. Le secteur des hydrocarbures a immédiatement réagi par une hausse des cours du brut dépassant les 5%. Moscou a dénoncé des mesures contre-productives pour la stabilité économique mondiale, tandis que Pékin a exprimé son opposition.
L’Union européenne a de son côté adopté un nouveau train de restrictions, incluant l’arrêt progressif des importations de gaz naturel liquéfié russe et des mesures renforcées contre la flotte pétrolière utilisée pour contourner les sanctions. Le secrétaire général de l’OTAN a estimé que cette pression économique accrue pourrait modifier la position russe et favoriser une reprise des négociations en vue d’un cessez-le-feu.
Ces développements diplomatiques surviennent dans un contexte d’intensification des hostilités sur le terrain, où de récentes frappes ont causé des pertes civiles et endommagé des infrastructures critiques, rappelant l’urgence de la situation.

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