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Condamnation pour viols incestueux sur six jeunes filles

Un homme de 46 ans a écopé de sept ans d’emprisonnement pour des agressions sexuelles commises pendant douze ans sur des membres de sa famille. La sentence prononcée est notablement inférieure aux réquisitions du parquet.
La cour d’assises de l’Allier a rendu son verdict mercredi à l’encontre d’un quadragénaire reconnu coupable de viols et d’agressions sexuelles sur six mineures appartenant à son cercle familial. Les faits se sont déroulés entre 1997 et 2009, concernant sa sœur, ses trois demi-sœurs et ses deux cousines, sans que ces dernières n’aient eu connaissance des violences subies par les autres.
Le prévenu a été condamné à sept années de réclusion criminelle, assorties de cinq ans de suivi socio-judiciaire. Cette peine, prononcée avec mandat de dépôt à effet différé, signifie qu’il devra se constituer prisonnier dans un délai de quatre mois. L’avocate de l’accusé a indiqué que son client n’envisageait pas de faire appel.
L’affaire n’a émergé qu’en 2020, lorsqu’une des demi-sœurs a rompu le silence sur les sévisses subis entre ses dix et quatorze ans. Les investigations ont ensuite révélé l’ampleur du système d’emprise. Les victimes, certaines agressées dès l’âge de neuf ans, décrivaient un mécanisme de contrainte mêlant menaces et compensations matérielles.
Lors des débats tenus à huis clos, l’homme s’est confronté aux témoignages des plaignantes. S’il affirme ne pas se souvenir de tous les faits qui lui sont reprochés, il a reconnu la plausibilité des accusations et présenté des excuses, tout en admettant le caractère impardonnable de ses actes.
Son avocate a évoqué un contexte familial marqué par plusieurs générations de violences, soulignant que son client avait lui-même été victime d’abus durant son adolescence. L’absence de réaction parentale face à ces agissements aurait contribué à perpétuer un climat de silence.
Marié et père de deux enfants, le condamné comparaissait libre sous contrôle judiciaire après avoir purgé une année de détention préventive. Les premières dépositions remontent à novembre 2020, certaines concernant des faits prescrits, d’autres ayant permis l’engagement des poursuites.

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