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Violences sexuelles : ces élues qui retournent la question aux hommes

L’affaire Lyhanna a rouvert un débat brûlant. Des femmes politiques de gauche estiment que le vrai problème, c’est l’éducation des hommes et non seulement…

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Violences sexuelles : ces élues qui retournent la question aux hommes

L’affaire Lyhanna a rouvert un débat brûlant. Des femmes politiques de gauche estiment que le vrai problème, c’est l’éducation des hommes et non seulement la répression.

Tout a commencé par une phrase lancée au Sénat. L’écologiste Mélanie Vogel a regardé l’hémicycle et a dit que la violence, le viol, le meurtre étaient des problèmes d’hommes. Pas tous les hommes, mais tous des hommes. L’affirmation a fait grincer des dents dans une assemblée très masculine. Mais depuis, d’autres voix de gauche reprennent le même refrain. Elles veulent parler du fond, pas seulement des sanctions.

Derrière cette prise de parole, il y a un constat chiffré. 97% des infractions sexuelles recensées en France sont commises par des hommes. Les élues disent que la société a du mal à aborder ce sujet. La députée socialiste Céline Thiébault-Martinez évoque la manière dont on éduque les garçons. À gauche, on parle de système, de domination patriarcale. On critique les coupes dans les subventions aux associations comme le Planning familial. On veut enseigner le consentement dès la maternelle, accompagner les auteurs plutôt que seulement les punir.

En face, la droite met l’accent sur la répression. Bruno Retailleau réclame la castration chimique obligatoire. Sébastien Lecornu annonce des peines plus longues. Les uns pointent la responsabilité individuelle des magistrats, les autres dénoncent une logique de déresponsabilisation. La sénatrice socialiste Laurence Rossignol explique ce clivage par l’histoire. À gauche, les femmes sont liées aux associations féministes qui contestent l’ordre établi. À droite, la famille est magnifiée, ce qui empêche de parler de patriarcat. Mais elle le dit avec un sourire, ça évolue quand même.

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