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« Valentin, c’est papa »: appel du père du meurtrier des Cévennes à se rendre

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Des gendarmes bloquent une route à proximité du village de Saumane dans le Gard, le 13 mai 2021

« J’ai la garantie qu’il n’y aura pas feu si tu te rends maintenant, mon fils fais-moi confiance »: dans un vibrant message audio jeudi, le père de l’auteur du double meurtre dans les Cévennes a appelé le fugitif à se rendre.

« Valentin, c’est papa, je t’aime, on t’aime, (…) nous sommes tous avec toi, bisous, papa », a lancé Frédéric Marcone, dans un message transmis via la gendarmerie à son fils de 29 ans, caché dans la forêt cévenole depuis mardi matin après avoir abattu son patron et un de ses collègues dans la scierie où il travaillait, dans le village des Plantiers (Gard).

Quelques heures plus tôt, jeudi matin, les gendarmes qui ratissent le secteur pour retrouver Valentin Marcone avaient lancé un appel à témoins pour tenter de le débusquer, décrivant un homme de « type européen, 1,70 m, treillis vert et veste de camouflage, considéré comme dangereux ».

Le fuyard est « susceptible d’être porteur d’une arme de poing et d’une carabine de précision », précisait ce texte, appelant les personnes qui pourraient le croiser à n’intervenir « en aucun cas » eux-mêmes mais à contacter les enquêteurs au 04.66.38.67.22. C’est avec cette même arme de poing que Valentin Marcone, chasseur et tireur sportif, est soupçonné avoir commis son double meurtre.

Cet appel à témoins est accompagné d’une photo du suspect, un homme à l’apparence très jeune, cheveux châtain très courts et fines lunettes, à la corpulence moyenne, arborant un léger sourire.

« L’hypothèse désormais c’est qu’il aurait pu prendre la fuite plus loin, au-delà du périmètre de 15 km2 que nous fouillons depuis le départ », a expliqué la porte-parole de la gendarmerie en Occitanie.

Plusieurs coups de carabine auraient ainsi été entendus près de Saint-André-de-Valborgne, selon le maire de cette commune de 400 habitants située à 1h15 de marche au nord des Plantiers. « Il y a eu d’abord cinq coups de carabine vers 11h00, puis 10 coups vers 13h00 », a précisé Régis Bourelly, auprès de la presse rassemblée à Saumane, village voisin des Plantiers, en parlant aussi de quelqu’un « criant dans les bois ». « Je pense que c’est lui qui a tiré parce qu’on n’est pas en période de chasse », a-t-il ajouté.

« A chacun de ces signalements nous allons sur place pour lever les doutes », a précisé le colonel de gendarmerie Laurent Haas, précisant être « en permanence » alerté sur de nouveaux signalements.

Quatre familles « exfiltrées »

Sur le terrain, près de 300 gendarmes, et notamment des unités d’élite du GIGN et du peloton spécialisé de protection de la gendarmerie (PSPG), continuent de traquer Valentin Marcone, soutenus par huit hélicoptères et des équipes cynophiles.

Mais trouver le fugitif risque d’être ardu: « Le gars est du pays, chasseur, il connaît tout, toutes les combines, tous les passages, c’est très difficile pour ceux qui ne connaissent pas le territoire », a assuré un professeur d’histoire-géographie à la retraite installé à Saumane, sans vouloir donner son identité.

Quant aux habitants des Plantiers, ils étaient toujours quasiment confinés jeudi. Quatre familles ont demandé à être « exfiltrées » face aux événements, a précisé le maire de la commune, Bernard Mounier.

« Il faut montrer patte blanche », confirme Christine, habitante d’un hameau voisin, interrogée à son arrivée à Saumane après avoir traversé le petit pont gardé par deux véhicules des forces de l’ordre.

« Sereine », cette femme ne craint pas le fugitif: « Je ne crois pas qu’il en veut à la population. Il a dû péter les plombs, avec tous les soucis qu’il a eus », assure-t-elle, en évoquant à la fois le confinement face au Covid et « des différents avec l’ancienne mairie ».

Selon les premiers éléments sur le drame lui même, le meurtrier présumé était en conflit avec son employeur. Et c’est à la suite d’une simple remarque de son patron, à qui il n’aurait pas dit bonjour, qu’il aurait sorti un pistolet et tiré, l’abattant lui puis un de ses collègues de plusieurs balles dans la tête.

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Faits divers : Enlèvement et meurtre de la petite Célya en Seine-Maritime

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Faits divers : Enlèvement et meurtre de la petite Célya en Seine-Maritime

Samedi matin, les gendarmes ont interpellé le suspect principal dans l’enlèvement et le meurtre de Célya, une fillette de six ans. Le compagnon de la mère de l’enfant a été placé en garde à vue après la découverte du corps de la petite dans un bois de Saint-Martin-de-l’If.

Le quadragénaire suspecté d’avoir enlevé Célya vendredi en Seine-Maritime a été arrêté tôt samedi matin à proximité du lieu où sa voiture avait été retrouvée. Le suspect, âgé de 42 ans, est le compagnon de la mère de l’enfant. Les gendarmes ont déployé d’importants moyens pour le retrouver, appelant les habitants de Saint-Martin-de-l’If à la vigilance.

Le corps sans vie de Célya a été découvert peu après minuit dans un bois près de la voiture du suspect. Le ministère de la Justice a annoncé la levée de l’alerte-enlèvement déclenchée plus tôt. La fillette avait disparu de son domicile vendredi soir, après que sa mère a signalé une agression au couteau par son compagnon.

La mère de Célya, actuellement hospitalisée, a déclaré que son compagnon était resté avec la petite fille après l’agression. Les gendarmes, arrivés sur place, ont trouvé la maison vide. Plus de cent gendarmes, une équipe cynophile et un hélicoptère ont été mobilisés pour les recherches.

Un riverain, informé par l’alerte-enlèvement, a permis de localiser le véhicule du suspect. Les recherches ont conduit à la découverte du corps de l’enfant à proximité du véhicule. Le couple n’était pas signalé pour des violences intrafamiliales, bien que l’homme soit connu pour des troubles du comportement.

Le dispositif « alerte-enlèvement », adopté en 2006, mobilise la population lors des enlèvements d’enfants mineurs. Il n’est activé que si plusieurs critères sont réunis, notamment la preuve d’un enlèvement avéré et la mise en danger de l’enfant. Cette alerte avait déjà été utilisée en janvier pour retrouver une petite fille enlevée à l’hôpital de Meaux.

L’enquête se poursuit pour déterminer les circonstances exactes de ce drame qui a profondément marqué la communauté locale et au-delà.

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XV de France : deux joueurs accusés d’agression sexuelle et arrêtés en Argentine

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XV de France : deux joueurs accusés d'agression sexuelle et arrêtés en Argentine

La tournée sud-américaine du XV de France tourne mal: après le dérapage raciste de Melvyn Jaminet, deux nouveaux joueurs des Bleus sont visés par une plainte pour agression sexuelle et ont été arrêtés par la police en Argentine lundi.

Les deux rugbymen doivent être transférés vers Mendoza (centre-ouest), lieu de l’agression présumée et où les Bleus ont disputé samedi leur premier match face à la sélection argentine (28-13). Selon la presse locale, l’agression présumée aurait eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche, au Diplomatic Hotel de Mendoza, où logeaient joueurs et staff lors du test contre les Pumas. Le procureur a demandé l’arrestation immédiate des suspects, qui sont à Buenos Aires pour la suite de la tournée estivale. Les Bleus de Fabien Galthié doivent partir mardi pour Montevideo, où ils affronteront la sélection uruguayenne mercredi. Le XV de France reviendra ensuite à Buenos Aires pour défier à nouveau l’Argentine samedi.

Contactée, la Fédération française de rugby n’a pas répondu dans l’immédiat. Le président de la FFR, Florian Grill, et son vice-président, Jean-Marc Lhermet, étaient dans l’avion pour l’Argentine et devaient arriver tard dans la nuit de lundi.

Cette histoire intervient au lendemain de l’affaire Melvyn Jaminet, écarté du groupe après des propos racistes dans une vidéo publiée dimanche et dont il s’est dit « honteux ». « Ma daronne (ma mère, NDLR) qui me demande si j’ai fait la fête. Je te jure le premier arabe que je croise sur la route je lui mets un coup de casque », déclare, visiblement énervé, le joueur (25 ans, 20 sélections) qui se filme lui-même dans cette courte vidéo non datée, postée sur Instagram et depuis supprimée.

Dans un communiqué publié rapidement après sa diffusion, la Fédération française de rugby avait condamné « avec la plus grande fermeté les propos tenus par Melvyn Jaminet qui sont totalement inacceptables et contraires aux valeurs fondamentales de notre sport ». Le joueur « a été mis à l’écart avec effet immédiat et quitte le groupe France actuellement présent en Argentine », avait ajouté la FFR, soulignant qu’une « enquête interne » était en cours pour « prendre les mesures appropriées ».

La ministre des Sports, Amélie Oudéa-Castéra, avait salué sur X une « réaction rapide et adaptée à l’effroi que suscitent les propos de Melvyn Jaminet », ajoutant « tolérance ZERO contre le racisme ». Jaminet était entré en jeu à la 73e minute de la victoire face à l’Argentine (28-13), samedi à Mendoza, la première chez les Pumas depuis 2016. Remplaçant de l’arrière Léo Barré, il avait inscrit deux points en transformant l’essai de l’ailier Théo Attissogbe (76e).

Le RCT a pour sa part réagi sur son compte X, « condamnant les propos tenus et se désolidarise de ceux-ci » et annonçant lui aussi l’ouverture d’une « enquête interne ». Dimanche soir, Jaminet avait publié un message d’excuses sur son compte Instagram. « Je suis profondément désolé et honteux de mes paroles », écrit le joueur. « Je tiens à m’excuser auprès de tout le monde. Je comprends que cela ait pu blesser et offenser de nombreuses personnes, et je tiens à dire clairement que ces propos ne reflètent en aucun cas mes valeurs ou celles de l’équipe de France de rugby ».

« Le racisme, sous toutes ses formes, est inacceptable et va à l’encontre de tout ce en quoi je crois. Je comprends la sanction de la FFR et me tiens à leur disposition afin de mettre la lumière sur cette affaire », conclut-il dans son texte signé Melvyn.

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Un mort, 5 blessés dans une fusillade lors d’un mariage en Moselle

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Un mort, 5 blessés dans une fusillade lors d'un mariage en Moselle

Une personne a été tuée et cinq autres blessées dans une fusillade lors d’un mariage à Thionville (Moselle) dans la nuit de samedi à dimanche, ont indiqué des sources policières, évoquant un contexte de trafic de stupéfiants.

Deux personnes sont très grièvement blessées, dont une se trouve dans un état désespéré, a précisé une source policière. Les auteurs de la fusillade, plusieurs hommes armés et encagoulés, ont pris la fuite.

Les faits se sont produits à l’Eden Palace, une salle de réception spécialisée dans les mariages, où se trouvaient une centaine de personnes. « C’était pendant un mariage. Un groupe d’individus, sur le coup d’une heure et quart du matin, est sorti pour fumer devant la salle et puis là trois types lourdement armés sont arrivés et ont ouvert le feu à plusieurs dizaines de reprises dans leur direction », a rapporté une source policière.

Les agresseurs sont arrivés à bord d’un 4X4, « vraisemblablement de marque BMW », selon la même source. Les enquêteurs ignorent encore la provenance du véhicule, notamment s’il venait d’Allemagne ou du Luxembourg, dont les frontières se trouvent à une quinzaine de kilomètres. « Très clairement on s’oriente vers un règlement de comptes sur fond de trafic de stupéfiants », a indiqué cette source. « Le mariage n’était pas visé en tant que tel, c’étaient des personnes qui se trouvaient au mariage ».

Sur place dimanche matin, des reporters ont pu voir des policiers occupés à faire des prélèvements dans une voiture. Au moins trois impacts de balles sont visibles sur une porte vitrée donnant accès à la vaste salle de réception. « De nombreuses douilles ont été découvertes sur les lieux », a rapporté le quotidien régional Le Républicain lorrain.

Sur son site internet, l’Eden Palace assure pouvoir accueillir 600 couverts et 800 convives. L’établissement se trouve dans une zone commerciale à l’extérieur de Thionville. L’enquête a été confiée à la police judiciaire de Metz.

La zone frontalière de la Lorraine est régulièrement confrontée au trafic de drogue. En mai 2023, à Villerupt, dans le département voisin de Meurthe-et-Moselle, des tirs entre bandes rivales sur un point de deal avaient fait cinq blessés.

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