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La Jeune Garde dissoute, son fondateur clame la nécessité de l’antifascisme

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Le Conseil d’État a validé jeudi 30 avril 2026 la dissolution du mouvement antifasciste, une décision que son cofondateur, le député LFI Raphaël Arnault, a commentée en affirmant que la lutte contre l’extrême droite demeure indispensable.

La plus haute juridiction administrative a confirmé le décret pris par le ministère de l’Intérieur en juin 2025. Dans son arrêt, le Conseil d’État a jugé que cette mesure était « adaptée, nécessaire et proportionnée » face aux troubles graves à l’ordre public imputés au groupe. Le mouvement, qui se définissait par une « vigilance antifasciste », était régulièrement impliqué dans des actions visant à exclure les formations d’extrême droite de l’espace public. Selon l’institution, la Jeune Garde organisait des sessions d’autodéfense destinées à préparer physiquement et mentalement ses membres à des affrontements violents. Ces pratiques auraient conduit certains participants à prendre l’initiative d’actes de violence dans l’espace public, a souligné le Conseil d’État dans un communiqué.

Raphaël Arnault, aujourd’hui député du Vaucluse, a réagi à cette décision en exprimant son regret de ne pas avoir pu dire adieu à son organisation comme il l’aurait souhaité. Il s’est dit « fier » du bilan de la Jeune Garde sur de nombreux aspects, tout en insistant sur la nécessité de voir l’antifascisme perdurer au-delà de ce mouvement. « L’antifascisme est bien vivant et bien conscient parce que malheureusement, il est plus que jamais nécessaire », a-t-il déclaré.

De son côté, le ministre de l’Intérieur s’est félicité de cette validation, y voyant une étape importante pour la défense de l’ordre public et des valeurs républicaines. Il a réaffirmé que la violence ne saurait jamais constituer un mode d’expression légitime.

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