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Hantavirus en croisière : l’OMS appelle à la raison face à un risque jugé minime

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Le directeur régional de l’Organisation mondiale de la santé pour l’Europe a estimé que la propagation du virus à bord d’un navire néerlandais restait peu probable, alors que les autorités s’activent pour rapatrier deux malades.

Les récents cas d’hantavirus survenus à bord d’un navire de croisière néerlandais, qui ont entraîné le décès de trois personnes, ne justifient aucune panique collective. Hans Kluge, haut responsable de l’OMS Europe, a souligné lundi que le danger pour le grand public demeurait très limité, et qu’il n’y avait pas lieu d’instaurer des restrictions de déplacement. Il a rappelé que les infections à hantavirus sont peu fréquentes et surviennent généralement après un contact avec des rongeurs infectés, sans se propager aisément d’humain à humain.

L’organisation sanitaire mondiale a indiqué travailler en étroite collaboration avec les pays concernés pour assurer la prise en charge médicale, les évacuations et les enquêtes nécessaires. Hans Kluge a précisé que des mesures urgentes étaient mises en œuvre pour répondre à cette situation sanitaire inédite dans l’Atlantique.

Le navire en question, le MV Hondius, spécialisé dans les expéditions polaires et exploité par la compagnie néerlandaise Oceanwide Expeditions, était amarré lundi dans le port de Praia, au Cap-Vert. Il avait quitté Ushuaïa, en Argentine, et peut accueillir environ 170 passagers ainsi qu’une soixantaine de membres d’équipage. La compagnie avait initialement évoqué une situation médicale grave avant de confirmer trois décès, dont deux survenus à bord et un après un débarquement.

Parmi les victimes figure un couple néerlandais. L’homme, âgé de 70 ans, est décédé à bord et son corps se trouve sur l’île de Sainte-Hélène. Son épouse, âgée de 69 ans, est morte dans un hôpital de Johannesburg. La nationalité de la troisième personne n’a pas été communiquée. Un autre passager est actuellement en soins intensifs en Afrique du Sud, et deux autres nécessitent des soins médicaux urgents. Selon l’OMS, un patient de nationalité britannique a également été pris en charge en Afrique du Sud.

Les autorités néerlandaises ont accepté de coordonner une opération de rapatriement pour les deux personnes présentant des symptômes à bord du navire, depuis le Cap-Vert vers les Pays-Bas. Cette évacuation dépend toutefois de plusieurs conditions, notamment de l’accord des autorités cap-verdiennes. Le ministère néerlandais des Affaires étrangères a confirmé étudier les possibilités d’une évacuation médicale et assurerait la coordination si celle-ci se concrétisait.

Des médecins locaux se sont rendus à bord pour évaluer l’état des deux passagers malades, mais aucune autorisation de débarquement n’a encore été accordée. La compagnie a précisé que toute opération de débarquement et de dépistage nécessitait une coordination avec les autorités sanitaires locales, avec lesquelles les échanges se poursuivent.

La présence du virus a été confirmée chez le passager hospitalisé à Johannesburg. En revanche, il n’est pas encore établi que l’hantavirus soit à l’origine des trois décès, et aucun cas n’a été confirmé chez les deux passagers encore à bord et présentant des symptômes. La compagnie a indiqué que la cause exacte des décès et les éventuels liens avec le virus faisaient l’objet d’une enquête approfondie.

L’OMS avait précédemment signalé qu’un cas d’infection par l’hantavirus avait été confirmé, accompagné de cinq autres cas suspects. L’organisation a rappelé que, bien que rare, ce virus peut se transmettre d’une personne à l’autre et provoquer des affections respiratoires graves, nécessitant une surveillance médicale rigoureuse et une prise en charge adaptée.

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