Économie
La France devrait échapper à la récession jusqu’en 2028, selon le gouverneur de la Banque de France
Malgré une croissance atone et une inflation en hausse, le gouverneur de la Banque de France estime que le pays ne connaîtra pas de récession avant 2028, tout en appelant à la prudence face aux incertitudes géopolitiques.
Dans sa dernière lettre annuelle adressée au président de la République, François Villeroy de Galhau, qui quittera ses fonctions en juin pour prendre la tête de la fondation Apprentis d’Auteuil, dresse un tableau nuancé de l’économie française. Alors que l’Insee a révélé une croissance nulle au premier trimestre et que l’inflation est passée de 1,1 % en février à 2,5 % en avril, le gouverneur affirme que la France devrait maintenir une progression ralentie mais positive de son activité, tout en évitant la récession jusqu’en 2028 inclus.
L’inflation, après une poussée attendue en 2026, devrait revenir sous la barre des 2 % dans les années suivantes. Toutefois, face à l’imprévisibilité de la guerre au Moyen-Orient, M. Villeroy de Galhau juge désormais prudent de se préparer à trois scénarios économiques distincts, publiés en mars par la Banque de France. Dans le plus pessimiste, la croissance atteindrait seulement 0,3 % cette année et l’inflation s’élèverait à 3,3 % en moyenne annuelle.
Le gouverneur insiste également sur la nécessité de limiter d’éventuelles aides publiques liées à la flambée des prix du carburant. Ces mesures devraient être temporaires et extrêmement ciblées sur les ménages les plus vulnérables. Il appelle à ne pas se contenter de gérer les crises successives, mais à envisager une vision de long terme pour l’économie française.
Dans une analyse inédite de la performance économique du pays depuis quinze ans, il relève une croissance annuelle moyenne de 1,1 %, proche de celle de la zone euro (1,2 %), mais nettement inférieure à celle des États-Unis (2,3 %). Malgré des finances publiques dégradées, qu’il juge impératif de redresser, M. Villeroy de Galhau souligne la solidité des finances privées, tant du côté des entreprises que des ménages.
Il estime que la France pourrait porter sa croissance potentielle de 1 % à 1,5 % en moins de dix ans, au bénéfice de l’emploi, du pouvoir d’achat et des comptes publics. Pour y parvenir, il invite le débat collectif à dépasser les polémiques franco-françaises et à s’inspirer davantage des voisins européens, en définissant des caps de moyen terme poursuivis avec persévérance.
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