Culture
Veeko, le batteur qui impose son tempo entre scène et efforts physiques
Le percussionniste de Theodora et Sofiane Pamart s’apprête à briller en solo mercredi au Trianon, porté par un instrument qu’il considère comme une seconde peau et une carrière en pleine ascension.
Installé sur l’une des ailes de la BBL Tower, ce décor kitsch et flamboyant qui sert d’écrin aux concerts de Theodora, Veeko rythme les titres pop, afro et caribéens de celle qui règne désormais sur la scène francophone. Le musicien confie que ces prestations comptent parmi les plus exigeantes de sa carrière. Il a même dû se remettre au sport avant d’entamer la tournée, tant l’effort est soutenu. Avec trente-cinq morceaux à enchaîner et des atmosphères variées, la concentration est de mise. Il en ressort épuisé mais ravi d’avoir tout donné pour son public. Il sera également de la partie lors des prochains festivals de l’interprète de *Fashion Designa*.
À trente-cinq ans, Veeko a forgé son style au gré de collaborations variées. Il a travaillé avec le saxophoniste Ferdi, qu’il considère comme un frère de cœur, le chanteur et styliste Pharrell Williams, ou encore le pianiste Sofiane Pamart. Avec ce dernier, originaire comme lui du bassin minier du Nord, il s’est produit en 2025 au Burning Man, ce méga festival organisé dans le désert du Nevada. Ces expériences lui offrent un moteur créatif, mais il a aussi ressenti le besoin de s’exprimer en solo, pour être l’unique décisionnaire de sa musique. La batterie occupe ainsi le premier plan dans son album *House of Birds*, paru il y a six mois chez Demain (Pias). Mercredi soir, il dirigera la direction musicale de son propre concert, mêlant son univers à celui de ses invités.
Pour Veeko, la batterie est bien plus qu’un instrument. Il la décrit comme une extension de lui-même, un second langage, un moyen de s’exprimer. Enfant hyperactif, adopté à quatre mois, il se souvient avoir toujours tapé sur tout ce qui lui tombait sous la main, objets ou parties de son corps. Sa rencontre décisive avec une batterie a eu lieu en vacances, dans un camping. À cinq ans, il s’est retrouvé derrière les caisses et les cymbales d’un groupe local. Même s’il ne touchait pas les pédales, il a ressenti un coup de foudre immédiat. À la rentrée, ses parents l’ont inscrit dans une école de musique, où il a acquis des bases solides avant de s’en affranchir pour laisser libre cours à sa créativité. Il affirme avoir appris la musicalité avant la lecture et la technique, jouant davantage avec son cœur qu’avec son cerveau. C’est ce qui, selon lui, rend son jeu unique.
Sous ses baguettes, les percussions s’enchaînent en cadence, parfois lancées dans une course effrénée. Mais il existe plusieurs façons de jouer, explique-t-il, des frappes différentes, des caresses. Le toucher est essentiel, et plus on l’analyse, plus on peut insuffler des émotions à l’instrument. Aujourd’hui de plus en plus exposé, même sollicité par des marques de luxe, Veeko espère que son parcours inspirera les jeunes générations, en incarnant l’image d’un batteur cool. Il regrette de ne pas avoir eu ce modèle lorsqu’il était enfant, dans son village, et évoque le long combat pour réaliser ses rêves. Son souhait désormais est d’aller le plus loin possible avec la batterie, mais pas seul. Il veut emmener le maximum de personnes avec lui.
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