Société
Jordan Bardella écarte trois figures macronistes de la course à l’Élysée

Lors du meeting du 1er-Mai à Mâcon, le président du Rassemblement national a jugé que Gabriel Attal, Édouard Philippe et Bruno Retailleau n’avaient pas la légitimité pour briguer la présidence, en raison de leur bilan sous Emmanuel Macron.
Jordan Bardella a profité du traditionnel rassemblement du 1er-Mai organisé par le Rassemblement national à Mâcon pour adresser une charge virulente contre plusieurs personnalités politiques de la majorité sortante. Le président du parti a estimé que Gabriel Attal, Édouard Philippe et Bruno Retailleau ne devraient pas se porter candidats à l’élection présidentielle de 2027, selon des propos rapportés par BFMTV.
« On ne reconstruit pas un pays avec ceux qui l’ont détruit », a lancé le chef de file du RN, avant de s’interroger sur la prétention de ces trois anciens ministres à vouloir incarner un changement après avoir appliqué la ligne politique d’Emmanuel Macron pendant une décennie. « Comment peuvent-ils avoir le culot de se présenter devant les Français pour leur expliquer qu’ils feront l’inverse de ce qu’ils ont fait hier ? », a-t-il ajouté.
Jordan Bardella a exhorté ces figures de l’ancienne majorité à « se couvrir la tête de cendres en demandant pardon au peuple français d’avoir mis à terre la plus grande nation du monde ». Le président du RN, désigné comme successeur potentiel de Marine Le Pen en cas d’empêchement judiciaire de cette dernière, a ainsi durci le ton à l’égard de ceux qu’il considère comme les artisans de la politique présidentielle.
Marine Le Pen, présente aux côtés de Jordan Bardella lors de ce meeting, a pour sa part insisté sur la question du pouvoir d’achat. « Chacun doit pouvoir travailler et vivre », a déclaré la présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale, dénonçant un travail insuffisamment rémunéré. Elle a également cherché à recentrer le discours économique du parti en affirmant que « notre voie économique est une voie médiane qui n’est ni le tout marché, ni le tout État ».
Cette intervention intervient alors que des divergences sont apparues au sein du Rassemblement national sur la question des bénéfices réalisés par TotalEnergies dans le contexte de la guerre en Iran. Marine Le Pen avait jugé « normal » de taxer les « surprofits », tandis que Jordan Bardella estimait que de « nouveaux impôts » ne constituaient pas « la priorité ».

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