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Économie

Le feu vert officiel au démantèlement total de Fessenheim est donné

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Un décret gouvernemental, publié ce dimanche au Journal officiel, autorise le démantèlement intégral de l’ancienne centrale nucléaire du Haut-Rhin, incluant ses réacteurs, et en fixe le calendrier jusqu’en 2048.

Ce texte, daté du 1er mai et cosigné par le ministre de l’Économie et la ministre déléguée à l’Énergie, constitue un tournant majeur pour le site, à l’arrêt depuis 2020. Après plusieurs années consacrées à l’évacuation du combustible et aux travaux préparatoires, l’État ouvre la voie à la phase ultime de la reconversion. Le décret a pour objet de définir les opérations de démantèlement confiées à Électricité de France, d’en préciser les différentes séquences et d’autoriser la mise en place des infrastructures nécessaires.

La portée des travaux est exhaustive. L’article 4 du décret stipule que le démantèlement concerne la totalité de l’installation, y compris le cœur même de la centrale, à savoir les bâtiments réacteurs des deux tranches. La zone dite conventionnelle, qui comprend la station de pompage, les espaces de stockage des générateurs de vapeur usagés et des boues, ainsi que les réservoirs d’effluents, est également vouée à disparaître.

Le processus est organisé en quatre phases distinctes. Il débutera par le démantèlement proprement dit des équipements, suivi de l’assainissement des structures et des sols. Viendra ensuite la démolition des bâtiments jusqu’à une profondeur minimale d’un mètre, avant la réhabilitation finale du terrain. La réglementation encadre strictement les rejets potentiels. L’article 8 précise que les effluents gazeux, liquides et radioactifs, notamment ceux issus de la vidange des piscines des bâtiments réacteur et combustible, feront l’objet d’une surveillance rigoureuse.

La date butoir pour l’achèvement de l’ensemble de ces opérations est fixée au 30 juin 2048. Cette décision fait suite à un avis favorable émis le 29 janvier 2026 par l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection. Parallèlement, EDF projette d’implanter à proximité, en réaffectant certains bâtiments annexes, une usine de recyclage de métaux faiblement radioactifs. L’ouverture de cette installation, envisagée pour 2031, suscite déjà des réticences et des préoccupations au sein de la population locale.

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