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Faits Divers

_**Une octogénaire victime d’un test salivaire défaillant**_

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Âgée de 80 ans, une femme a vécu une épreuve humiliante après qu’un test routier l’a faussement déclarée positive à plusieurs stupéfiants. Les analyses en laboratoire ont finalement confirmé l’erreur, mais sans que des excuses lui soient présentées.

Le 8 mars dernier, Colette, une octogénaire sans passé judiciaire, rentrait de Toulouse lorsqu’elle a été arrêtée pour excès de vitesse en Saône-et-Loire. Si le contrôle d’alcoolémie s’est révélé négatif, le test salivaire de dépistage de stupéfiants a affiché un résultat surprenant. Toutes les substances recherchées, cocaïne, amphétamines et opiacés, apparaissaient comme détectées. L’intéressée a d’abord pensé à une plaisanterie.

Les forces de l’ordre ont alors procédé à une inspection minutieuse de son véhicule et de ses affaires personnelles. Pendant cette période, Colette s’est vu refuser la possibilité de boire ou de téléphoner. Conduite à la brigade de Bourbon-Lancy, située à proximité de son domicile, elle a été soumise à un interrogatoire administratif durant plus d’une heure. Elle confie avoir été traitée comme une délinquante, mais les gendarmes ont invoqué le respect de la procédure, sans tenir compte de son casier vierge ni de son profil.

Un second prélèvement, expédié à un laboratoire, est revenu négatif plusieurs jours plus tard, confirmant la défaillance du premier test. Les militaires ont alors informé Colette qu’environ dix pour cent de ces examens pouvaient produire des résultats erronés. Aucune excuse ne lui a pourtant été adressée. L’octogénaire décrit ce sentiment d’accusation infondée comme insupportable, elle qui n’avait jamais consommé de stupéfiants, pas même une cigarette.

Les conséquences psychologiques se sont révélées notables. Son médecin traitant a diagnostiqué des troubles anxieux accompagnés d’insomnies et d’angoisses quotidiennes, nécessitant la mise en place d’un traitement. Une situation inédite pour cette femme qui ne prenait jusqu’alors aucun médicament.

Colette a saisi l’Inspection générale de la gendarmerie nationale, laquelle a promis de veiller au respect des obligations déontologiques sans apporter de réponse concrète à ce jour. Des démarches ont également été entreprises auprès du parquet.

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