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Vaccination scolaire contre le HPV : treize pistes pour surmonter les obstacles


Un rapport parlementaire publié mercredi dresse un bilan contrasté des campagnes de vaccination contre le papillomavirus menées dans les collèges et propose treize recommandations pour améliorer leur efficacité.
Alors que ces initiatives achèvent leur troisième année de mise en œuvre, leurs résultats sont jugés encourageants mais inégaux. L’auteur du rapport, le député Michel Lauzzana, estime que le déploiement reste incomplet et souffre de disparités territoriales importantes. La vaccination contre les papillomavirus humains, qui permet de prévenir jusqu’à 90 % des infections responsables de certains cancers, est recommandée en France pour les filles et les garçons de 11 à 14 ans, avec un rattrapage possible jusqu’à 26 ans.
Depuis septembre 2023, les collégiens du public et d’une partie du privé sous contrat peuvent recevoir ce vaccin gratuitement, sous réserve d’une autorisation parentale. Cette possibilité a été étendue en 2024 aux jeunes de 11 à 14 ans accueillis en établissements médico-sociaux. Les premières années ont montré une progression notable de la couverture vaccinale chez les adolescents, un impact positif sur la réduction des inégalités de santé, ainsi que des coûts maîtrisés, bien inférieurs à ceux du traitement des pathologies liées à ces virus.
Ce retour de la vaccination en milieu scolaire est considéré comme un succès relatif, mais la France reste éloignée de son objectif de 80 % de couverture vaccinale contre le papillomavirus d’ici 2030. Les campagnes pâtissent de fortes disparités entre les territoires et d’un engagement insuffisant des établissements privés sous contrat. Face à ce constat et au risque d’essoufflement, le rapport formule treize recommandations visant à lever des freins d’ordre organisationnel, psychologique et institutionnel.
Parmi les pistes avancées figurent le renforcement et la simplification de la communication autour de cette vaccination, avec une attention particulière pour les zones et établissements les plus défavorisés. Il est également suggéré d’inciter davantage les établissements privés sous contrat à participer, de simplifier le recueil du consentement parental et d’assouplir l’obligation de présenter le carnet de santé. Le rapport préconise aussi de développer le rattrapage vaccinal pour les 15 à 26 ans, d’abaisser à 16 ans l’âge du consentement pour cette vaccination, et d’étudier la possibilité de passer à une dose unique, tout en ouvrant la vaccination dès 9 ans en médecine de ville pour une efficacité maximale. En cas de stagnation persistante de la couverture vaccinale sous la barre des 80 %, l’auteur n’exclut pas d’envisager une obligation vaccinale.





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