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Une découverte archéologique relance le débat sur l’historicité de Moïse

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L’affirmation d’un chercheur selon laquelle des inscriptions vieilles de 3 800 ans évoqueraient le prophète biblique suscite un vif scepticisme au sein de la communauté scientifique.

Un épigraphiste américano-israélien avance avoir identifié les plus anciennes mentions écrites de Moïse sur des gravures proto-sinaïtiques exhumées dans le désert égyptien. Ces inscriptions, datant du deuxième millénaire avant notre ère, auraient été découvertes sur le site minier de Serabit el-Khadim, dans la péninsule du Sinaï.

Selon le chercheur, ces textes antérieurs aux récits bibliques comporteraient des formulations qu’il interprète comme « Ceci vient de Moïse » et « Déclaration de Moïse ». Il suggère également que ces inscriptions feraient référence à la divinité El et contiendraient des mises en garde à l’encontre du culte de la déesse Ba’alat.

Cette hypothèse, si elle était confirmée, pourrait apporter un éclairage inédit sur l’historicité de la figure mosaïque. Toutefois, elle est accueillie avec une extrême prudence par les spécialistes. Plusieurs égyptologues soulignent le caractère spéculatif de ces déductions, mettant en garde contre les risques d’interprétation abusive d’une écriture encore mal comprise.

Le protosinaïtique demeure un système scriptural énigmatique, et son déchiffrement comporte une marge d’incertitude substantielle. Les experts rappellent que des lectures trop audacieuses, bien que séduisantes, peinent à convaincre sans l’appui d’un consensus académique solide. La prudence reste donc de mise face à des assertions qui, pour l’heure, n’ont pas fait l’objet d’une validation par les pairs.

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