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Un budget social sous tension à l’Assemblée nationale
Le gouvernement défend un projet de financement de la Sécurité sociale marqué par une rigueur budgétaire inédite, tandis que la question des retraites vient complexifier les débats parlementaires.
Les ministres ont entamé mardi leur présentation du projet de loi de financement de la Sécurité sociale devant les députés, un exercice délicat sur fond de désaccords politiques concernant le report de la réforme des retraites. Le Premier ministre a confirmé l’introduction imminente de cette mesure dans le texte législatif, créant un contexte parlementaire particulièrement instable.
Ce budget prévoit un cadre financier extrêmement strict avec une limitation de la progression des dépenses de santé à 1,6%, bien en deçà de leur croissance naturelle. L’objectif affiché est de ramener le déficit de la Sécurité sociale à 17,5 milliards d’euros en 2026, ce qui implique des économies substantielles estimées à sept milliards dans le domaine médical. Plusieurs dispositions concernent directement les assurés sociaux, notamment des modifications du reste à charge pour les consultations et médicaments, ainsi qu’une révision des modalités de remboursement des soins dentaires et des dispositifs médicaux.
La situation hospitalière fait également l’objet de vives préoccupations, les fédérations du secteur évoquant le plan d’économies le plus important depuis une décennie. Le gel prévu des pensions et des prestations sociales en 2026, représentant 3,6 milliards d’euros d’économies, constitue un autre point de friction majeur. Près de 1.400 amendements ont déjà été déposés, principalement par les groupes de gauche, témoignant des résistances parlementaires.
L’équilibre politique apparaît d’autant plus précaire que l’exécutif a exclu le recours au 49.3 pour l’adoption de ce texte, s’en remettant à des majorités variables selon les sujets. La position du Parti socialiste, qui se dit prêt à engager le dialogue sur les retraites, contraste avec la méfiance affichée par d’autres formations de gauche. La droite, quant à elle, manifeste son opposition ferme au report de la réforme des retraites, laissant présager des discussions animées. Les déclarations du chef de l’État, évoquant un simple « décalage » plutôt qu’une suspension, ont encore complexifié la donne politique autour de ce dossier sensible.
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