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Roberto Sanchez lance sa campagne pour le second tour, sans attendre les résultats officiels

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Le candidat de gauche à la présidentielle péruvienne a annoncé le début de sa campagne pour le second tour, alors que les résultats définitifs du premier tour se font toujours attendre et que le scrutin est contesté.

Roberto Sanchez, candidat de la gauche radicale au Pérou, a annoncé jeudi le lancement de sa campagne pour le second tour, sans attendre la publication des résultats officiels du premier tour. Il a justifié cette décision par la situation actuelle, marquée par des contestations et des retards dans le dépouillement. « Il est évident que, compte tenu de la situation, nous devons commencer dès maintenant », a-t-il déclaré lors d’une rencontre avec la presse étrangère à Lima.

Les autorités électorales estiment que les résultats définitifs du premier tour, qui s’est tenu le 12 avril, ne seront pas connus avant le 15 mai. La majorité des procès-verbaux restant à traiter présentent des anomalies et doivent être examinés par les instances électorales. Avec 97% des bulletins dépouillés, la candidate de droite Keiko Fujimori est donnée qualifiée pour le second tour, prévu le 7 juin, avec 17,1% des voix. Roberto Sanchez, avec 12%, devance de peu l’ultraconservateur Rafael Lopez Aliaga, qui obtient 11,9%, avec une avance de 29 300 voix.

Sanchez a précisé qu’il ne se déclarerait pas vainqueur avant la proclamation officielle des résultats et a appelé au respect du processus électoral. Il a dénoncé une « volonté persistante de ne pas reconnaître le vote des citoyens », en référence aux contestations répétées et aux accusations de fraude formulées par Rafael Lopez Aliaga. Une éventuelle contestation des résultats officiels pourrait entraîner un recomptage général des voix, repoussant encore la proclamation des résultats.

Le premier tour a été marqué par des retards dans l’acheminement du matériel électoral, empêchant plus de 50 000 électeurs de voter et contraignant les autorités à prolonger le scrutin d’une journée. La mission d’observation de l’Union européenne a évoqué de « graves défaillances » tout en affirmant n’avoir relevé « aucune preuve objective » de fraude.

Keiko Fujimori, dont le père est l’ancien président autocrate Alberto Fujimori, ne fait pas campagne active mais se rend dans les zones où elle a obtenu le plus de soutien pour remercier ses partisans, selon son équipe. Roberto Sanchez, 57 ans, député et ancien ministre du Commerce, se présente comme l’héritier de l’ancien président Pedro Castillo, condamné à 11 ans de prison pour rébellion après avoir tenté de dissoudre le Parlement en 2022. Son électorat se concentre dans les zones rurales du sud andin. Il défend une rupture avec le modèle économique libéral et plaide pour une nouvelle Assemblée constituante.

Un récent sondage Ipsos crédite Keiko Fujimori et Roberto Sanchez de 38% d’intentions de vote chacun au second tour, avec 17% de votes blancs ou nuls. Face à Rafael Lopez Aliaga, la candidate de droite serait en revanche battue.

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