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Trinix dévoile « Origin », un album-monde aux couleurs électro


Le duo lyonnais, porté par le succès planétaire de « Vaitimbora », propose un troisième opus hybride où dialoguent les héritages musicaux et les sonorités contemporaines.
Le groupe Trinix, formé de Loïs Serre et Josh Chergui, publie ce vendredi « Origin », un album conçu comme une réponse au blues automnal. Ce projet s’inscrit dans la continuité du tube estival « Vaitimbora », qui a propulsé le duo sur le devant de la scène internationale avec plus d’un milliard de streams. Loin de se cantonner à une formule, les deux artistes explorent une fusion audacieuse entre racines musicales traditionnelles et production électronique.
L’album puise son inspiration aux quatre coins du globe, mêlant bossa nova brésilien, mélodies africaines et envolées pianistiques. On y retrouve la chanteuse Mari Froes sur « Vaitimbora », mais aussi Tayc et le Nigérian Khaid sur « Aje », qui réinterprète le tube caribéen « Turn me on » de Kevin Little. Le pianiste Sofiane Pamart, révélé au grand public lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris, apporte sa touche mélancolique sur « Oro », tandis que la légende brésilienne Fafá de Belém prête sa voix à « Emorio ».
Parmi les titres inédits figurent des reprises revisitées, comme « Mona », inspirée de l’Angolais Bonga, ou « Soutouro », hommage au griot sénégalais Ablaye Cissoko. Cette approche respectueuse mais innovante des patrimoines musicaux caractérise l’identité sonore de Trinix, qui refuse toute frontière stylistique.
La complémentarité des deux musiciens nourrit cette vision. Loïs Serre, formé à la musique classique, et Josh Chergui, nourri au hip-hop et à l’électro, unissent leurs sensibilités depuis leur rencontre durant l’enfance. Leur évolution artistique les a conduits à s’émanciper des standards linguistiques et à embrasser une diversité culturelle assumée.
Leur notoriété, amplifiée par les réseaux sociaux, repose sur une stratégie organique plutôt que calculée. Le succès imprévisible de « Vaitimbora », partagé presque par hasard, contraste avec l’accueil plus modéré réservé à des titres pourtant pensés comme des hits potentiels. Les deux artistes en tirent une philosophie simple. Le public, désormais, est aux commandes. C’est lui qui valide – ou non – la diffusion massive d’un morceau.
Plutôt que de chercher à anticiper les tendances, Trinix privilégie désormais l’instinct et le dialogue direct avec leur audience. Une liberté qui leur permet de créer sans contrainte, et de laisser à Internet le soin de faire son œuvre.





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