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Tchernobyl quarante ans plus tard, la radioactivité persiste davantage dans certaines régions françaises

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L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection a publié un bilan des retombées radioactives en France. Si l’impact sanitaire demeure modéré, des disparités territoriales subsistent.

Quatre décennies après la catastrophe de Tchernobyl, survenue le 26 avril 1986, l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) a actualisé la cartographie des retombées radioactives sur le territoire français. L’accident, classé au niveau maximal de l’échelle internationale des événements nucléaires, reste le plus grave de l’histoire devant celui de Fukushima en 2011. Contrairement aux affirmations officielles de l’époque selon lesquelles le nuage radioactif se serait arrêté aux frontières, les analyses récentes confirment une contamination persistante dans plusieurs zones.

Les prélèvements effectués par l’ASNR révèlent que la radioactivité résiduelle est plus marquée dans certaines régions spécifiques. Les secteurs concernés incluent les Vosges, le Puy-de-Dôme, l’Alsace, la Vallée du Rhône, les Alpes-de-Haute-Provence, les Pyrénées-Atlantiques et l’est de la Corse. Dans ces territoires, la rémanence des dépôts issus des essais nucléaires atmosphériques de la guerre froide et de l’accident ukrainien s’avère nettement supérieure à la moyenne nationale, que ce soit dans les sols, les herbages ou certains produits alimentaires.

Les concentrations de césium 137 et de strontium 90, deux éléments radioactifs, diminuent progressivement depuis plusieurs décennies. Cette baisse est observable dans le lait, la viande bovine ou les sols. Cependant, certains aliments font exception. Les champignons et les viandes de gibier conservent des niveaux élevés de césium 137 durant des années, voire des décennies après les dépôts initiaux, selon les experts de l’ASNR.

Concernant les denrées agricoles courantes comme les pommes de terre ou les légumes-feuilles cultivés dans ces zones de rémanence élevée, aucune différence notable n’est constatée par rapport au reste du pays. L’exposition moyenne des habitants de ces régions demeure faible et se situe bien en deçà des seuils réglementaires. Dans les conditions actuelles, l’impact sur la santé reste donc limité.

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