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Sophia Chikirou dénonce une instrumentalisation judiciaire lors de son procès pour tentative d’escroquerie
La députée La France Insoumise a contesté mardi devant le tribunal correctionnel de Paris les accusations de tentative de détournement de fonds, estimant que la procédure avait été délibérément relancée pour nuire à sa campagne électorale.
Sophia Chikirou s’est présentée seule à la barre, vêtue d’un jean gris et d’une veste à carreaux, pour répondre de faits remontant à 2018. Aucune partie civile n’était présente, un accord ayant été trouvé depuis longtemps avec l’ancienne webtélé Le Média, qu’elle avait cofondée. Après quatre heures de débats courtois, l’élue parisienne a fini par interpeller la procureure. Elle s’est dite incapable de comprendre pourquoi ce dossier, clos depuis des années selon elle, avait été exhumé au moment précis où elle briguait la mairie de Paris. Son avocat, Dominique Tricaud, a également dénoncé ce qu’il a qualifié de poison politique conservé en réserve.
L’accusation reproche à la députée d’avoir tenté de tromper la banque Crédit du Nord en juillet 2018, au détriment du site d’actualité qu’elle avait contribué à lancer. Les faits portent sur une tentative de virement de 67 146 euros depuis le compte de la webtélé vers Mediascop, sa société de conseil de l’époque, ainsi que sur la soustraction de deux chèques. La question centrale de l’audience était de savoir si Sophia Chikirou avait connaissance de sa révocation de la présidence de la Société de production Le Média au moment où elle effectuait ces démarches.
À travers l’examen de courriels internes, de SMS et de comptes rendus d’assemblées générales houleuses, l’audience a offert une plongée dans les tensions internes qui déchiraient alors le média. La procureure a estimé que la députée savait, à partir du 27 juillet 2018, qu’elle n’était plus présidente et qu’elle avait usurpé cette qualité pour solliciter un virement finalement non abouti. Elle a également évoqué des faisceaux d’indices concernant les chèques. Tout en reconnaissant qu’il ne s’agissait pas de l’affaire du siècle et que ce contentieux aurait pu être réglé autrement, elle a requis une amende proportionnée au montant en jeu. Aucune peine d’inéligibilité n’a été demandée, en raison de l’ancienneté et de la gravité limitée des faits, ainsi que de l’absence de victime constituée.
La défense a plaidé un simple différend commercial entre deux sociétés, sur fond de départ conflictuel de l’élue. Sophia Chikirou a affirmé n’avoir appris sa mise à l’écart que tard dans l’après-midi du 27 juillet, après son premier rendez-vous bancaire. Son avocat a contesté la thèse selon laquelle la révocation aurait été décidée le 24 juillet, faisant de toute action ultérieure une escroquerie. La députée a exprimé son souhait de tourner la page après huit années de harcèlement médiatique et d’injures selon elle. Le jugement sera rendu le 8 juin.
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