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Repas universitaire à un euro pour tous : une mesure historique entre espoirs et défis

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La généralisation du tarif unique d’un euro dans les restaurants du Crous est entrée en vigueur ce lundi. Si la mesure suscite un vif enthousiasme chez les étudiants, elle soulève d’importantes interrogations sur les capacités d’accueil et le financement.

L’ensemble des étudiants, quelle que soit leur situation financière, peuvent désormais bénéficier d’un repas complet comprenant plat principal, entrée et dessert pour un euro dans les structures gérées par les Centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires. Ce tarif était jusqu’à présent réservé aux boursiers et aux jeunes en situation de précarité, les autres acquittant 3,30 euros.

Le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, s’est rendu dans un Crous d’Amiens pour constater les premiers effets de cette réforme. Il a reconnu une incertitude réelle quant à l’afflux de nouveaux convives, tout en insistant sur la nécessité de préserver la qualité des prestations et les conditions de travail des personnels. Une enveloppe de 120 millions d’euros est annoncée pour 2027 afin de soutenir cette politique.

Pour l’année 2026, 50 millions d’euros ont déjà été débloqués. Cette somme vise à compenser le manque à gagner lié à la baisse du prix du repas, dont le coût réel est estimé entre huit et neuf euros. Elle doit également permettre le recrutement de deux cents agents supplémentaires et l’investissement dans du matériel de restauration.

Un étudiant en double licence à Paris, Alexandre Ioannides, a illustré l’impact concret de la mesure. Là où il dépensait une soixantaine d’euros pour vingt repas mensuels, il n’en déboursera plus qu’une vingtaine, libérant ainsi un budget pour d’autres activités.

Les organisations étudiantes, qui ont milité activement pour cette généralisation afin de lutter contre la précarité, jugent toutefois les moyens alloués insuffisants. L’Unef a dénoncé dans un communiqué un sous-financement qui pourrait se traduire par des difficultés d’accès au repas à un euro, faute de structures, de personnel et de moyens adéquats.

Le directeur général du Crous de Paris, Thierry Bégué, a pour sa part identifié la gestion des files d’attente comme le principal défi. Son établissement sert actuellement 3,5 millions de repas par an et pourrait enregistrer une hausse de 300 000 à 500 000 repas. Pour fluidifier le service, il mise sur l’application de paiement Izly, jugée quatre fois plus rapide que le règlement par carte bancaire.

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