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Économie

L’armée argentine bénéficiera d’une part des recettes des privatisations

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Le gouvernement de Javier Milei a décidé d’affecter 10% des fonds issus des cessions d’actifs publics à la modernisation des forces armées, une mesure justifiée par l’obsolescence des équipements et l’évolution des menaces.

Le chef du cabinet des ministres, Manuel Adorni, a annoncé qu’une fraction des sommes perçues lors de la vente ou de la location de biens immobiliers de l’État serait consacrée au rééquipement et à la modernisation des forces armées. Cette règle s’appliquera également aux produits des privatisations d’entreprises publiques. L’exécutif justifie cette décision par la vétusté du matériel militaire et la transformation des risques sécuritaires. Un décret publié au Journal officiel évoque un contexte international marqué par des tensions géopolitiques persistantes et l’émergence de nouvelles menaces.

Depuis son accession au pouvoir fin 2023, Javier Milei a cherché à resserrer les liens avec l’institution militaire, rompant avec une tradition de relations distantes entre le pouvoir civil et l’armée, héritée de la fin de la dictature. La nomination fin 2025 du général Carlos Alberto Presti au poste de ministre de la Défense constitue une première depuis le retour de la démocratie. Cette mesure s’inscrit dans la continuité d’acquisitions récentes, comme la livraison en décembre 2025 de six chasseurs F-16, premiers d’une série de vingt-quatre appareils achetés au Danemark pour environ 300 millions de dollars. Cette opération a été présentée comme le plus important effort d’équipement militaire depuis cinquante ans.

À plus long terme, les autorités ambitionnent de moderniser les infrastructures stratégiques et d’améliorer la capacité de réponse aux situations d’urgence, les forces armées étant régulièrement mobilisées en appui lors de catastrophes. Ce nouveau mécanisme de financement viendra compléter les ressources déjà allouées par le budget de la défense, sans compromettre l’objectif d’équilibre budgétaire. Le gouvernement Milei était arrivé au pouvoir avec un vaste programme de plus de quarante privatisations, que le Parlement a ensuite réduit. Une dizaine de processus sont aujourd’hui engagés ou imminents dans les secteurs de l’énergie, de l’eau ou des transports, mais un seul a été mené à son terme. Le ministre de l’Économie, Luis Caputo, a récemment indiqué que l’exécutif espère générer environ deux milliards de dollars d’ici la fin de l’année, entre privatisations et concessions au secteur privé.

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