Société
Les statuettes de Villepin rendues au Quai d’Orsay, une affaire de valorisation contestée
L’ancien Premier ministre a restitué deux œuvres offertes par Robert Bourgi, tandis que son entourage conteste fermement leur estimation à 125 000 euros.
Dominique de Villepin, qui nourrit des ambitions pour l’élection présidentielle de 2027, a remis lundi au ministère des Affaires étrangères deux statuettes reçues en cadeau lorsqu’il dirigeait la diplomatie française. Son entourage a précisé que cette démarche, entreprise dès la semaine précédente, répondait à ses engagements et visait à faire don au Quai d’Orsay de ces objets offerts au début des années 2000 par l’intermédiaire de Robert Bourgi, à l’occasion d’anniversaires.
Le lobbyiste Robert Bourgi, figure emblématique de la Françafrique, avait déclaré lors de l’émission « Complément d’Enquête » diffusée sur France 2 avoir servi d’intermédiaire pour offrir à Dominique de Villepin, alors ministre des Affaires étrangères de 2002 à 2004, deux statuettes de Napoléon. Selon ses dires, ces œuvres auraient été acquises pour 75 000 et 50 000 euros, soit un total de 125 000 euros, par l’ancien président burkinabè Blaise Compaoré et l’homme d’affaires italien Gian Angelo Perrucci.
L’entourage de Dominique de Villepin conteste vigoureusement ces montants, affirmant qu’ils sont « quatre à cinq fois inférieurs » à la réalité. Une expertise réalisée par un spécialiste français agréé auprès des tribunaux a établi que la valeur de marché de ces œuvres se situerait entre 18 000 et 20 000 euros pour l’une, et entre 10 000 et 12 000 euros pour l’autre. L’ancien ministre a par ailleurs indiqué qu’il ignorait la provenance réelle des statuettes, croyant qu’il s’agissait de cadeaux payés par Bourgi lui-même.
Son entourage dénonce des « manœuvres » visant à « régler des comptes politiques et à dresser un écran de fumée » au moment où Nicolas Sarkozy, avec qui Dominique de Villepin entretient des relations exécrables, fait face à de nouvelles procédures judiciaires. Robert Bourgi, proche de l’ancien président, a pour sa part assuré que Nicolas Sarkozy n’était pas impliqué dans ces révélations. Ce n’est pas la première fois que le lobbyiste ébranle le paysage politique français, ayant contribué à la chute de la campagne présidentielle de François Fillon en 2017 après des révélations sur des costumes d’une valeur de 13 000 euros. Il avait également affirmé en 2011 avoir transporté des valises de billets en provenance de pays africains pour Jacques Chirac et Dominique de Villepin, mais l’enquête avait été classée sans suite.
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