Monde
Quatre candidats pour la succession d’Antonio Guterres à l’ONU
Cette semaine, les prétendants au poste de secrétaire général des Nations unies se soumettent à une audition publique. Un exercice de transparence qui précède une désignation où le poids des grandes puissances restera déterminant.
Les quatre personnalités officiellement en lice pour diriger l’Organisation des Nations unies à partir de janvier 2027 vont être entendues par les représentants des États membres et de la société civile. Ces auditions publiques, organisées sur deux jours, constituent une étape formelle du processus de sélection. Instauré il y a huit ans, ce dispositif vise à offrir une plus grande lisibilité aux débats, même si la décision finale revient en dernier ressort au Conseil de sécurité.
La liste des candidats comprend l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique Rafael Grossi, la secrétaire générale de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement Rebeca Grynspan, et l’ex-chef de l’État sénégalais Macky Sall. Chacun devra présenter sa vision pour une institution dont l’autorité et les finances sont mises à rude épreuve, tout en répondant aux interrogations sur sa capacité à restaurer la confiance dans le multilatéralisme.
Plusieurs capitales estiment que le moment est venu de confier pour la première fois le secrétariat général à une femme. Par ailleurs, une certaine logique de rotation régionale militerait en faveur d’un représentant de l’Amérique latine. Ces considérations pèseront dans les discussions, mais l’arbitrage définitif incombera aux cinq membres permanents du Conseil de sécurité, qui disposent d’un droit de veto. L’ambassadeur des États-Unis a d’ailleurs rappelé que le futur dirigeant devait être en accord avec les intérêts et les valeurs de son pays.
Michelle Bachelet, qui a dirigé le Haut-Commissariat aux droits de l’homme après deux mandats à la tête du Chili, met en avant son expérience des crises internationales. Sa gestion de dossiers sensibles, comme celui des Ouïghours, lui a valu des critiques, notamment de Pékin. Rafael Grossi, dont le profil a été façonné par la gestion de crises nucléaires en Iran et en Ukraine, plaide pour un recentrage de l’organisation sur sa mission fondamentale de préservation de la paix. Rebeca Grynspan, artisan des accords sur les céréales en mer Noire, insiste sur la nécessité de défendre les principes fondateurs de la Charte, éclairés par l’histoire du XXe siècle. Macky Sall, seul candidat non latino-américain, articule sa vision autour de l’indissociable lien entre stabilité politique et développement durable. Sa candidature, portée par l’Union africaine lors de sa présidence, ne fait cependant pas l’unanimité sur le continent et se heurte à des critiques concernant la gestion des manifestations au Sénégal durant son mandat.
Le processus de désignation s’annonce complexe, dans un contexte international marqué par de multiples fractures. La capacité du futur secrétaire général à incarner un leadership consensuel, tout en naviguant entre les exigences des grandes puissances, sera au cœur des débats des prochains mois.
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