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Ping Ping et Fu Shuang, deux ambassadeurs à fourrure, débarquent à Atlanta pour dix ans
Ping Ping et Fu Shuang ont quitté la Chine dimanche pour s’installer dix ans dans un zoo d’Atlanta. Le fruit d’un accord scellé en 2025, qui prolonge une…


Ping Ping et Fu Shuang ont quitté la Chine dimanche pour s’installer dix ans dans un zoo d’Atlanta. Le fruit d’un accord scellé en 2025, qui prolonge une longue tradition où Pékin prête ses ursidés pour entretenir ses relations avec le reste du monde.
Le décollage s’est fait depuis l’aéroport international de Chengdu-Shuangliu, dans le sud de la Chine. Seize heures plus tard, les deux plantigrades foulaient le sol d’Atlanta, en Géorgie, dimanche, en fin de matinée. Le Boeing 777 affrété par FedEx qui les transportait est devenu l’avion le plus suivi de la plateforme aéronautique FlightRadar24 au moment où il survolait les environs de l’Alaska, à peu près à la moitié du trajet. Désormais, c’est dans cette ville du sud des États-Unis qu’ils passeront la prochaine décennie.
Sur place, rien n’a été laissé au hasard. Le zoo d’Atlanta a rénové ses installations et constitué une équipe de soigneurs dédiés. Il a aussi sécurisé un approvisionnement durable en bambou cultivé localement, le climat de la ville étant très proche de celui de Chengdu. Avant le grand départ, une cérémonie d’adieu s’est tenue à la base de recherche sur l’élevage des pandas géants de Chengdu, et des soigneurs chevronnés ont fait le voyage pour accompagner le duo. Le parc avait déjà hébergé des pandas prêtés pendant un quart de siècle, à partir de 1999, avant de se retrouver sans pensionnaire en 2024.
Les deux arrivants sont nés en 2020. Ping Ping est un mâle qui affiche désormais six ans, tandis que Fu Shuang, une femelle, soufflera bientôt ses six bougies, le mois prochain. En captivité, ces animaux vivent en général une trentaine d’années. Leur venue concrétise un accord conclu en 2025 et rendu public par le président chinois Xi Jinping lors de sa visite à Washington, à l’occasion d’un sommet avec son homologue américain Donald Trump.
Depuis des décennies, Pékin expédie ces créatures à la douce fourrure aux quatre coins de la planète, une façon de cultiver son influence et sa bonne volonté. En 1972, un couple avait ainsi été offert à Washington au lendemain de la visite historique de Richard Nixon en Chine communiste. Mais le geste peut se retourner. Un prêt peut tout aussi bien être interrompu pour signifier un mécontentement. Cette année, la Chine a rapatrié deux pandas du Japon après des propos de la Première ministre japonaise laissant entendre que Tokyo pourrait intervenir militairement en cas d’attaque contre Taïwan, dont Pékin revendique la souveraineté.
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