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Un panda, une trêve prolongée, et beaucoup de dossiers en suspens

Washington et Pékin viennent de repousser l’expiration de leur trêve douanière. Derrière les gestes d’amitié, les sujets qui fâchent restent pourtant…

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Un panda, une trêve prolongée, et beaucoup de dossiers en suspens

Washington et Pékin viennent de repousser l’expiration de leur trêve douanière. Derrière les gestes d’amitié, les sujets qui fâchent restent pourtant intacts.

Un sommet, des sourires, et puis quoi ? Donald Trump et Xi Jinping se sont retrouvés dans la capitale américaine dans une ambiance des grands jours. Amabilités, promesses de se revoir deux fois avant la fin de l’année, et même l’annonce de l’arrivée prochaine de deux pandas, ces ambassadeurs en peluche de la diplomatie chinoise. Le décor était soigné. Les résultats, eux, tiennent en peu de choses. La trêve douanière entre les deux pays est simplement prolongée jusqu’au 10 janvier. Rien de plus.

Sous les courtoisies, la rivalité demeure entière. Commerce, technologie, défense, terres rares, politique industrielle, sans oublier Taïwan. Les dossiers qui opposent les deux capitales n’ont pas disparu d’un coup de baguette. Des connaisseurs des relations internationales le répètent sans détour. Les deux dirigeants veulent préserver un minimum de stabilité, au moins jusqu’à la fin de l’année. Mais cette accalmie ne deviendra durable qu’à une condition. Qu’elle soit nourrie de résultats concrets. Or, côté américain, l’agacement domine. Les responsables reprochent aux Chinois de ne pas avoir respecté à la lettre les engagements pris auparavant.

L’histoire ne commence pas aujourd’hui. Les deux géants s’étaient bombardés de droits de douane, au point de faire vaciller l’économie planétaire, avant de conclure une trêve précaire en octobre. Ce répit devait s’achever le 10 novembre. Il a été repoussé au 10 janvier. La délégation chinoise aurait aimé voir plus loin. Les Américains ont préféré garder leur adversaire en laisse courte. Leur inquiétude porte notamment sur les aimants à base de terres rares que Pékin exporte, des composants devenus clés pour l’automobile, les smartphones ou l’armement. Une question reste ouverte. Les menaces de Washington de remettre en place des tarifs élevés font-elles encore peur à Pékin ?

Le représentant américain au commerce promet des nouvelles très bientôt sur l’état des discussions. Il a évoqué un accord destiné à mettre certaines productions à l’abri si les différends devaient repartir de plus belle. Il accueillera en outre une réunion du G20 consacrée au commerce à Milwaukee, dans le Wisconsin. Un rendez-vous où il compte se pencher sur les « surcapacités structurelles », formule souvent employée pour désigner la concurrence chinoise et son effet à la baisse sur les prix. La Chine y siégera en tant que membre permanent.

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