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« On n’a qu’à mettre la clim partout » la phrase qui enflamme le débat

Alors que la canicule fait suffoquer la France, la ministre de la Transition écologique estime que la climatisation n’est pas la solution. Sa sortie…

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« On n'a qu'à mettre la clim partout » la phrase qui enflamme le débat

Alors que la canicule fait suffoquer la France, la ministre de la Transition écologique estime que la climatisation n’est pas la solution. Sa sortie déclenche une tempête politique, jusque dans son propre camp.

Monique Barbut était en visite à Airparif, l’organisme qui surveille la qualité de l’air à Paris. Le sujet du jour c’était le pic de pollution lié aux fortes chaleurs. Et visiblement, la ministre avait envie de vider son sac. Dans un point presse, elle a lâché une phrase qui ne passe pas. « Je suis horrifiée par ceux qui me disent « on a qu’à mettre la clim partout » », a-t-elle lancé. Avant d’enchaîner une série de questions rhétoriques. Selon elle, la climatisation n’empêche ni les feux de forêt, ni la disparition des cultures, ni la mort des animaux. Rien, dit-elle. Un ton que beaucoup jugent moralisateur, alors que les températures flirtent avec les 40 degrés.

L’opposition n’a pas attendu longtemps pour réagir. David Lisnard, le maire de Cannes, a retourné le mot de la ministre. Il s’est dit « horrifié » par des propos qu’il estime sans fondement scientifique. Pour lui, il n’y a aucun rapport entre les feux de forêt et la climatisation. En revanche, il voit un lien très concret entre l’absence de climatisation et les écoles qui ferment, les hôpitaux qui surchauffent, les malades en danger. Le député RN Thomas Ménagé a lui aussi recadré Barbut. Personne, selon lui, ne prétend que la climatisation va tout régler. Mais à l’heure où des gens meurent de chaud, ces mots sont tout simplement scandaleux. Nathalie Arthaud, porte-parole de Lutte ouvrière, n’a pas mâché ses mots non plus. Elle rappelle le bilan de la ministre depuis son arrivée au gouvernement. Zéro anticipation, recul sur les logements, bâtiments publics dégradés. Et ce bilan, demande-t-elle, ne l’horrifie-t-il pas ?

Les tensions ne viennent pas que de l’extérieur. En coulisses, les déclarations de Monique Barbut agacent jusque dans les rangs du gouvernement. Un conseiller a confié que c’est une catastrophe à chaque fois qu’elle prend la parole. « Elle n’est pas faite pour ça », a-t-il ajouté, plus sec encore. La ministre, recrutée dans la société civile après avoir dirigé WWF France, aurait du mal à trouver sa place. Mais pour l’instant, elle tient bon. Et le débat, lui, est loin d’être clos.

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