Économie
Oliver Blume quitte la direction de Porsche pour se consacrer à Volkswagen

Le président du directoire du constructeur de voitures de luxe quitte ses fonctions de manière anticipée pour se concentrer sur la restructuration du groupe mère, confronté à de multiples défis.
Le constructeur automobile Porsche a annoncé le départ anticipé de son président du directoire, Oliver Blume, qui va désormais se consacrer exclusivement à la direction du groupe Volkswagen. Cette décision a été prise d’un commun accord avec le conseil de surveillance de Porsche, mettant fin au cumul des fonctions exercé par M. Blume depuis 2022. Le groupe Volkswagen a confirmé dans un communiqué séparé que son mandat à la tête du constructeur serait prolongé jusqu’à la fin de l’année 2030.
Michael Leiters, ancien directeur général du constructeur britannique McLaren Automotive, a été désigné pour succéder à Oliver Blume. Cet ingénieur de formation avait débuté sa carrière chez Porsche où il avait occupé pendant treize ans des responsabilités en gestion de projet avant de rejoindre Ferrari puis McLaren.
La double casquette d’Oliver Blume faisait l’objet de critiques récurrentes de la part de certains actionnaires, qui jugeaient difficile de piloter simultanément deux entreprises dans un contexte de crise sectorielle. Plusieurs noms de successeurs potentiels circulaient d’ailleurs dans la presse spécialisée depuis plusieurs mois.
À la tête de Porsche depuis 2015, Oliver Blume avait pris les rênes de Volkswagen en 2022 avec pour mission de restructurer le géant automobile confronté à une concurrence accrue, notamment en Chine, à un ralentissement de la demande mondiale et à une transition vers l’électrique plus laborieuse que prévu. Le groupe avait annoncé un vaste plan de suppression d’emplois et la fermeture de deux sites de production en Allemagne.
Porsche n’est pas épargné par ces difficultés. La marque a enregistré une baisse de ses ventes depuis le début de l’année et a revu à la baisse ses prévisions de rentabilité, tablant désormais sur une marge inférieure à celle de la marque grand public Volkswagen. L’absence d’usine aux États-Unis expose également le constructeur aux aléas tarifaires sur les véhicules importés, pesant sur sa compétitivité.

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