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Mondiaux de ski alpin: Faivre, l’or du phénix

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Mathieu Faivre, en difficulté depuis plusieurs saisons, a créé la sensation en devenant vendredi champion du monde du géant trois jours après son titre en parallèle pendant que son compatriote Alexis Pinturault, immense favori, est sorti pour l’une des plus grosses désillusions de sa carrière.

Premier champion du monde tricolore de géant depuis Jean-Claude Killy en 1968, Faivre préside un trio de tête complètement inattendu. L’Italien Luca De Aliprandini est 2e à 63/100 et l’Autrichien Marco Schwarz 3e à 87/100. Aucun de ces trois skieurs n’était monté sur un podium de géant cette saison.

Mathieu Faivre est arrivé sur la pointe des pieds, il repart double champion du monde.

Cela fait quatre ans qu’il se cherche, après avoir été N.2 mondial du géant au printemps 2017 grâce à sa seule victoire en carrière en décembre 2016 à Val d’Isère. Depuis, seulement deux podiums, le dernier en octobre 2019, pas mieux que 8e cet hiver, et des moments difficiles comme ce renvoi précoce des Jeux olympiques en 2018 (7e) après des propos jugés contraires à l’esprit d’équipe.

« Quand je comprends que je gagne, tous ces moments reviennent en surface. Depuis qu’on a changé de règle (de matériel), j’ai eu plus de mal à m’adapter. Ça a été compliqué, usant parfois, de se remobiliser. Mais c’est aussi ça la vie de chacun, pas que celle des athlètes. Il faut juste réussir à garder le cap. Il y a des jours comme ça qui récompensent le fait de ne jamais avoir baissé les bras », a-t-il commenté en zone mixte.

« Tout remis à plat »

En deux semaines, Faivre a opéré une spectaculaire renaissance, notamment à l’entraînement à Reiteralm (Autriche), où il a retrouvé son ski réputé sur le circuit pour sa finesse et sa justesse, à la faveur de quelques réglages sur le matériel et dans la tête.

« Après Adelboden (Suisse, en janvier), on a fait le bilan, pour savoir ce que j’avais bien fait et mal fait, de notre manière de s’entraîner, et du matériel. On a tout remis à plat et réfléchi à comment, à partir d’aujourd’hui on pouvait mettre en place une tactique et une stratégie pour aller chercher la meilleure fin de saison possible. »

Le Niçois de 29 ans, courtois mais parfois ombrageux, longuement fâché avec un média de référence dans le ski alpin, débute ses Mondiaux mardi par le divertissant mais peu coté parallèle individuel. Pas favori, il se réjouit de l’emporter mais attend surtout sa « vraie » course, le géant, où il a su rester vendredi le plus solide sur une piste hyper exigeante.

Il a capté pour lui tout seul l’imposant soleil de Cortina d’Ampezzo. Il avait pourtant l’habitude de l’ombre de son glorieux rival et compatriote Alexis Pinturault, qui l’avait dominé en 2011 aux Mondiaux juniors (Pinturault 1er, Faivre 3e un an après son titre), avant de prendre presque toute la place en Coupe du monde à la faveur d’excellents résultats dans plusieurs disciplines.

« Déçu du résultat »

Vendredi, après avoir découpé la première manche et la plupart de ses adversaires, Pinturault s’est élancé en dernier comme il en a l’habitude (12 victoires après 15 meilleurs chronos en première manche en Coupe du monde), mais l’impensable s’est produit.

Pas sorti de piste en géant depuis mars 2018, une faute l’a envoyé au tapis dès les premières portes provoquant la stupéfaction dans l’aire d’arrivée. Après deux médailles sur le super-G (bronze) puis le combiné (argent), Pinturault avait tout pour réussir des Mondiaux de rêve.

Il reste donc ce trou dans son gros palmarès, cette absence de titre ou de globe en géant, sa meilleure discipline, où il compte 17 victoires en Coupe du monde dont trois spectaculaires cet hiver.

« Je me fais un peu avoir. La lumière n’a pas aidé, je me suis retrouvé dans le mauvais trou, ça me fait sortir. Je n’ai pas eu le temps de réagir pour essayer de corriger. Parfois j’y arrive, mais là je n’ai pas réussi. Je suis forcément déçu du résultat », a-t-il expliqué sous les yeux rougis de sa femme et attachée de presse Romane Pinturault.

Le Savoyard a plusieurs raisons de se remotiver rapidement: le slalom, dès dimanche, où il est outsider, puis la quête du gros globe de cristal. En tête aux deux-tiers de la saison, il est favori pour devenir le premier français à remporter le titre majeur du ski alpin depuis Luc Alphand en 1997.

Jamais monté sur un podium dans sa carrière, Luca De Aliprandini a ravi les quelques spectateurs et sauvé l’Italie de Mondiaux pour l’instant désastreux.

L’Autrichien Marco Schwarz a lui montré une nouvelle fois sa grande forme, après son titre sur le combiné lundi. Il se place en favori du slalom de dimanche.

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JO d’hiver 2030 : les Alpes françaises, seule candidature retenue

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JO d'hiver 2030 : les Alpes françaises, seule candidature retenue

La France est en passe d’organiser les Jeux olympiques d’hiver en 2030. Le CIO a écarté les autres candidatures en lice.

Les Alpes françaises sont en excellente position pour accueillir les Jeux olympiques d’hiver 2030, devenant ainsi la quatrième ville hôte de cet événement emblématique. Le Comité international olympique (CIO) a annoncé aujourd’hui que la France est la seule candidature retenue, marquant ainsi un moment historique dans l’histoire des Jeux olympiques d’hiver.

Le projet olympique, porté conjointement par les deux régions françaises d’Auvergne – Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur, a réussi à convaincre la commission exécutive du CIO grâce à son dossier de candidature solide et à une présentation convaincante lors du grand oral de 45 minutes. Cette décision fait suite à des mois de préparation et de compétition intense entre plusieurs nations aspirantes à l’accueil des Jeux olympiques d’hiver 2030.

La France a une longue histoire de réussite dans l’organisation des Jeux olympiques d’hiver, avec des précédents à Chamonix en 1924, Grenoble en 1968 et Albertville en 1992. Le choix des Alpes françaises comme hôte des Jeux olympiques d’hiver 2030 est le fruit d’un projet ambitieux qui met en avant 95 % de sites existants, de Nice au Grand-Bornand, en passant par Courchevel Méribel, Val d’Isère et La Clusaz.

Malgré une concurrence sérieuse de la part de la Suède et de la Suisse, la France a réussi à l’emporter grâce à la qualité de son dossier de candidature et à la solidité de son projet. Les Scandinaves avaient précédemment candidaté pour les Jeux olympiques d’hiver 2026, qui finiront par se dérouler à Milan-Cortina d’Ampezzo en Italie. Cependant, face à la puissance et à la tradition des sports d’hiver en France, ces deux pays ont été contraints d’abandonner leur candidature.

La décision finale concernant l’attribution des Jeux olympiques d’hiver 2030 sera officialisée en juillet 2024 lors de la session du CIO à Paris, juste avant le début des Jeux Olympiques d’été. Si tout se passe comme prévu, les amoureux du sport du monde entier auront rendez-vous dans les Alpes françaises pour une nouvelle olympiade hivernale mémorable en 2030.

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Paris 2024 : « On ne va pas être prêts », selon Anne Hidalgo

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Paris 2024 : « On ne va pas être prêts », selon Anne Hidalgo

Dans l’émission « Quotidien », la maire de Paris a annoncé mercredi du retard dans la préparation des JO 2024 à Paris d’un point de vue des transports en commun.

Alors que Paris se prépare à accueillir les Jeux Olympiques et Paralympiques en 2024, la maire de la ville, Anne Hidalgo, a récemment exprimé des inquiétudes concernant l’état de préparation des infrastructures de transport. Lors de son apparition dans l’émission « Quotidien » sur TMC mercredi soir, la maire socialiste a indiqué que Paris n’était « pas prête » en termes de transports, évoquant un nombre et une fréquence de trains insuffisants dans certaines zones.

La future station du RER E à la Porte Maillot a été spécifiquement mentionnée comme un point critique. « Il y a des endroits où les transports ne seront pas prêts parce qu’il n’y aura pas le nombre de trains et la fréquence », a précisé Hidalgo. Elle a également souligné les difficultés quotidiennes existantes dans le réseau de transport parisien et la lutte pour atteindre les niveaux requis de ponctualité et de confort.

Interrogée sur la responsabilité de ces retards, la maire a évoqué le rôle du gouvernement et de la Région Île-de-France, tout en reconnaissant sa propre implication dans le processus. Clément Beaune, ministre délégué chargé des Transports, a rapidement répondu en critiquant l’approche médiatique de Hidalgo.

Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, a elle aussi commenté sur les réseaux sociaux, en insistant sur la nécessité de la participation active d’Anne Hidalgo aux comités stratégiques sur les transports.

Outre les préoccupations liées aux transports, Anne Hidalgo a également abordé le sujet des personnes sans domicile fixe, pointant du doigt un autre défi majeur à relever avant les Jeux.

Les Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 représentent un événement de grande ampleur pour Paris, avec près de 15 millions de spectateurs attendus. La promesse faite par les autorités d’assurer un accès 100 % public aux sites de compétition souligne l’importance cruciale de résoudre ces problèmes de mobilité dans un délai serré. La préparation de la capitale française pour cet événement mondial est désormais plus que jamais sous le feu des projecteurs.

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Éliminatoires de l’Euro 2024 : l’équipe de France termine son année 2023 par un match nul en Grèce

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Éliminatoires de l’Euro 2024 : l’équipe de France termine son année 2023 par un match nul en Grèce

Avant l’important Euro 2024 en Allemagne, Didier Deschamps, le sélectionneur de l’équipe de France, se retrouve face à un défi crucial. Avec seulement deux matchs amicaux programmés en mars, il lui faut prendre des décisions déterminantes sur la composition de son équipe. Cette année 2023 s’est achevée par un match nul (2-2) contre la Grèce, offrant à Deschamps matière à réflexion.

En dépit de l’équipe remaniée contre la Grèce, les leaders incontestés restent Kylian Mbappé et Antoine Griezmann, avec Mike Maignan comme gardien de but principal. Deschamps a figé pour l’instant la hiérarchie des gardiens, avec Brice Samba et Alphonse Areola en tant que remplaçants.

La défense semble également avoir ses favoris. Jules Koundé, malgré une performance mitigée contre la Grèce, garde son poste à l’arrière droit. Les frères Hernandez se disputent la place à gauche, tandis que la paire centrale Dayot Upamecano et Ibrahima Konaté, formée lors de la Coupe du monde, conserve la confiance du sélectionneur.

Le milieu de terrain s’articulera autour d’Aurélien Tchouameni, d’Eduardo Camavinga et d’Adrien Rabiot, ce dernier gagnant en leadership. L’attaque verra une compétition entre Ousmane Dembélé et Kingsley Coman pour l’aile droite, et bien qu’Olivier Giroud, à 37 ans, ne soit pas assuré d’une place de titulaire, son expérience reste précieuse.

Des joueurs comme Randal Kolo Muani et Marcus Thuram se détachent pour leurs récentes performances, augmentant leurs chances de figurer dans la liste finale. En défense, Benjamin Pavard, désormais désireux d’évoluer comme défenseur central, pourrait laisser sa place sur le côté droit à Jonathan Clauss.

Dans le secteur du milieu de terrain, Youssouf Fofana et le jeune Warren Zaïre-Emery, impressionnant avec le PSG, sont des noms à surveiller. La défense centrale, quant à elle, offre peu de place pour les nouveaux venus, malgré les efforts de joueurs comme William Saliba ou Jean-Clair Todibo.

Boubacar Kamara pourrait se frayer un chemin au milieu, tandis que Christopher Nkunku et le jeune Mathys Tel restent des options offensives à considérer en fonction de leur forme et progression.

Alors que 16 places semblent déjà attribuées, la concurrence reste féroce pour les 9 places restantes. Deschamps devra équilibrer expérience et jeunesse pour construire une équipe capable de briller en Allemagne en 2024.

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