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Mobilisation historique des professions de santé contre les réformes budgétaires

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Des milliers de pharmacies et cabinets de kinésithérapie ont fermé leurs portes ce jeudi dans le cadre d’un mouvement social d’une ampleur inédite, dénonçant des mesures gouvernementales qui menacent selon eux la pérennité économique de leurs structures.

Les représentants syndicaux font état d’une participation massive à la grève, avec près de dix-huit mille officines pharmaceutiques sur les vingt mille que compte le territoire national ayant cessé leur activité. Les Agences régionales de santé ont procédé à des réquisitions sur environ dix pour cent du réseau afin d’assurer la continuité du service public. Les pharmaciens contestent principalement la réduction des marges sur les médicaments génériques, dont le plafond de remise est passé de quarante à trente pour cent depuis le début du mois. Cette baisse devrait encore s’accentuer pour atteindre vingt pour cent à l’horizon 2027.

Le mécontentement touche également en profondeur la profession de kinésithérapeute, où quatre-vingt-cinq pour cent des praticiens libéraux auraient rejoint le mouvement selon leurs représentants. Les cabinets restent partiellement ouverts grâce à un système de rotation du personnel, permettant de maintenir un service minimum tout en participant à la mobilisation. Les kinésithérapeutes dénoncent le report des revalorisations tarifaires initialement prévues pour juillet 2025, désormais reportées à janvier 2026.

Des rassemblements ont eu lieu dans plusieurs villes françaises, où professionnels et étudiants ont brandi des banderoles aux slogans sans équivoque. À Besançon, plusieurs centaines de manifestants ont exprimé leur inquiétude quant à la viabilité économique de leurs structures. Certains établissements auraient déjà fermé leurs portes dans la région. À Paris, les pharmaciens se sont rassemblés devant le ministère de la Santé pour témoigner des conséquences concrètes de ces mesures. Un praticien de Courbevoie a évoqué des pertes annuelles représentant cinq mois de loyer pour son officine, une situation qui pourrait selon lui conduire à des licenciements et à une dégradation de l’accès aux soins pour les patients.

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