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Mickaëlle Paty presse Emmanuel Macron de trancher sur la panthéonisation de son frère avant l’été

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La sœur de Samuel Paty, assassiné en 2020, exhorte le chef de l’État à rendre publique sa position sur une éventuelle entrée au Panthéon du professeur, une demande portée par de nombreux enseignants.

Plus de cinq années se sont écoulées depuis l’assassinat de Samuel Paty, perpétré à proximité de son collège de Conflans-Sainte-Honorine. Aujourd’hui, Mickaëlle Paty, l’une de ses sœurs, interpelle directement le président de la République. Elle souhaite qu’Emmanuel Macron se prononce avant la fin de l’été sur la possibilité de faire entrer le professeur d’histoire-géographie au Panthéon. Dans une déclaration publique, elle a qualifié une telle décision de véritable pas en avant, soulignant l’attente des enseignants qui voient en cette reconnaissance un geste fort pour leur corps de métier.

Cette prise de parole intervient quelques jours après la projection du film *L’Abandon*, présenté hors compétition au Festival de Cannes. Ce long métrage retrace les derniers jours de Samuel Paty avant son meurtre. Mickaëlle Paty, qui a participé au projet en tant que consultante, a décrit ce moment comme une forme de consécration. Elle a confié que les quelque deux mille spectateurs présents s’étaient levés à l’issue de la séance, un hommage qui l’a profondément touchée.

La question de la panthéonisation du professeur avait déjà été soulevée au printemps par une pétition. Sa sœur Gaëlle Paty avait également signé une tribune en janvier dernier pour appuyer cette démarche. Elle insistait alors sur le fait que cette reconnaissance ne visait pas à faire de Samuel Paty une simple victime, mais à honorer son engagement à transmettre les valeurs républicaines à ses élèves.

Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, s’est pour sa part opposé à cette idée, estimant que le Panthéon ne devait pas accueillir le professeur. Cette position avait suscité la colère de Gaëlle Paty, qui avait jugé que le ministre n’avait pas à s’exprimer sur un sujet relevant de la seule prérogative présidentielle. La décision finale appartient en effet au chef de l’État, qui doit la prendre en concertation avec la famille du défunt.

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