Politique
Mélenchon ira à Matignon avec l’intention de perturber la réunion
La France insoumise sera bien présente à la réunion des partis convoquée par le Premier ministre, mais Jean-Luc Mélenchon annonce qu’il compte en gripper…

La France insoumise sera bien présente à la réunion des partis convoquée par le Premier ministre, mais Jean-Luc Mélenchon annonce qu’il compte en gripper le déroulé. Le bras de fer sur les violences récentes continue entre l’exécutif et les insoumis.
La France insoumise ne boude pas l’invitation de Sébastien Lecornu. Jean-Luc Mélenchon a confirmé que sa formation se rendrait à la réunion des partis politiques organisée à Matignon. Mais il a aussitôt prévenu qu’il ne comptait pas jouer le jeu. Devant des sympathisants, le candidat insoumis à la présidentielle a promis de « pourrir » le rendez-vous. Une façon de dire que sa présence servira à contester l’agenda et le cadre fixés par le Premier ministre, pas à entériner une déclaration commune.
Le Premier ministre a écrit aux partis pour expliquer sa démarche. Dans ce courrier, il rappelle qu’aucun désaccord, aucune colère et aucune ambition politique ne peuvent justifier le recours à la violence. Il indique aussi que la sécurité de la campagne présidentielle figurera à l’ordre du jour. Jean-Luc Mélenchon a raillé une « réunion très étrange » et égratigné le texte, entre citations et commentaires moqueurs. Il a surtout refusé l’idée de se voir imposer une sorte de certificat de bonne conduite. Sa réponse fuse, directe, et ne laisse aucune place à l’ambiguïté.
Le leader insoumis déplace aussi le débat. Pour lui, le danger pour la présidentielle ne vient pas des groupuscules d’ultragauche, mais de Benyamin Netanyahu, qui pèserait selon lui sur les élections à Marseille, à Toulouse, à Roubaix et à Paris. Il fait ainsi référence aux opérations d’ingérence qui ont visé des candidats LFI, attribuées à une entreprise liée à un ancien membre des renseignements israéliens, d’après les autorités françaises. Il n’a pas précisé qui représenterait sa formation à Matignon.
Les autres partis se positionnent aussi. Au Rassemblement national, Marine Le Pen et Jordan Bardella ont fait savoir que leur formation serait représentée. Jordan Bardella a tourné l’initiative du Premier ministre en dérision, la comparant à un « conseil de classe » où le « proviseur Lecornu » viendrait rappeler aux partis leur devoir de clarté sur la violence. Il estime que le RN, Renaissance et Les Républicains n’ont aucune ambiguïté sur le sujet, contrairement à La France insoumise, qu’il accuse de nourrir la violence. De son côté, Marine Tondelier a confirmé sa présence. La candidate écologiste critique toutefois la lettre reçue, lui reprochant de ne pas dire comment sortir de la crise sociale. Elle dit venir à Matignon pour parler des solutions politiques de sortie de crise.
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