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Marine Le Pen rejette l’accusation d’un dispositif organisé devant la cour d’appel

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Devant les juges, la présidente du groupe RN a vivement contesté la caractérisation d’un système de détournements, dans le cadre de l’appel du procès des assistants parlementaires. Son interrogatoire, qui se poursuit, est crucial pour son avenir politique.

Marine Le Pen a fermement rejeté, mardi, devant la cour d’appel de Paris, l’existence d’un quelconque mécanisme institutionnalisé de détournement de fonds publics européens. Interrogée dans le cadre du procès en appel concernant l’emploi d’assistants parlementaires du Front national, devenu Rassemblement national, elle a estimé que le terme de « système » était impropre et suggérait une manipulation. La dirigeante politique, actuellement frappée d’inéligibilité après sa condamnation en première instance, a plaidé pour une analyse au cas par cas des situations des collaborateurs mis en cause.

L’accusation reproche à Marine Le Pen, au parti et à dix autres cadres, d’avoir financé, entre 2004 et 2016, des salariés du mouvement avec des fonds du Parlement européen, alors que l’organisation traversait une période financièrement difficile. Seule la moitié des vingt-cinq personnes condamnées en première instance a fait appel. Lors de son audition, la présidente du groupe parlementaire RN s’est montrée pugnace et méticuleuse, marquant parfois sa désapprobation face aux questions de la présidente de la cour. Son attitude, plus contenue que lors du premier procès, a contrasté avec l’atmosphère tendue de l’audience.

Elle a notamment argué que la masse salariale du parti n’avait cessé de croître durant les années concernées, ce qui, selon elle, invalide l’idée d’une volonté délibérée de soulager les finances du FN. Son interrogatoire, qui doit durer jusqu’à mercredi soir, constitue un moment clé de cette procédure judiciaire aux conséquences politiques majeures, puisqu’elle pourrait conditionner une éventuelle candidature à l’élection présidentielle de 2027.

Plus tôt dans la journée, la cour avait entendu le député Julien Odoul, confronté à des interrogations sur la réalité de ses fonctions en tant qu’assistant parlementaire d’une eurodéputée en 2014 et 2015. L’élu a reconnu n’avoir eu que des contacts extrêmement limités avec sa supposée employeuse, expliquant s’être mis, de manière informelle, au service de Marine Le Pen au siège du parti.

Parallèlement à cette audience, Marine Le Pen a été relaxée dans une autre affaire par le tribunal correctionnel de Paris. Elle était poursuivie pour injure publique par une ancienne étudiante, à la suite d’un tweet publié en 2019.

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