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Margaux Pinot raccroche le kimono : la championne du monde 2024 tire sa révérence

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À 32 ans, la judokate française, sacrée championne du monde des -70 kg en 2024, a officiellement annoncé la fin de sa carrière sportive. Elle évoque une décision longuement réfléchie, motivée par une baisse d’envie et des douleurs récurrentes au coude droit.

La championne du monde 2024 des -70 kg, Margaux Pinot, a annoncé ce lundi qu’elle mettait un terme à sa carrière. À 32 ans, la native de Besançon explique avoir pris cette décision après mûre réflexion, principalement en raison d’une diminution de sa motivation et de problèmes persistants à son coude droit, luxé il y a dix ans. Opérée à deux reprises, en octobre 2024 et novembre 2025, elle ne souhaite pas subir une troisième intervention chirurgicale. Elle confie également que son environnement dans le judo a évolué, ce qui a pesé dans la balance.

Margaux Pinot laisse derrière elle un palmarès remarquable, construit malgré la concurrence acharnée de Marie-Eve Gahié dans sa catégorie. Elle a notamment décroché le titre de championne d’Europe en 2020 et, surtout, le titre mondial en 2024, en battant sa rivale en finale. Elle compte également trois autres médailles européennes et une autre breloque mondiale à son actif. En 2021, elle faisait partie de l’équipe de France sacrée championne olympique par équipes à Tokyo. Non retenue pour les Jeux de Paris 2024, où Marie-Eve Gahié lui a été préférée, elle considère son titre mondial comme un aboutissement suprême, un rêve d’enfance réalisé qui a ensuite éteint sa flamme.

La judokate revient également sur une période difficile de sa vie personnelle. En novembre 2021, elle avait porté plainte pour violences conjugales contre son compagnon et entraîneur d’alors, Alain Schmitt, qui a été relaxé en première et seconde instance. Elle estime que cette épreuve a finalement été un déclic positif dans sa carrière. Cette affaire l’a poussée à se reconstruire seule et à prouver sa valeur, après avoir souvent entendu qu’elle resterait éternellement deuxième. Trois mois plus tard, elle remportait le Grand Slam de Bercy, une victoire qu’elle considère comme le fruit de cette renaissance personnelle.

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