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Macron vante une Afrique en plein essor et défend son héritage avec optimisme
Le président français a multiplié les déclarations enthousiastes sur le continent africain lors d’une tournée de cinq jours, insistant sur son dynamisme économique et sa jeunesse, tout en se montrant agacé face aux critiques sur la politique française.
Emmanuel Macron a achevé une tournée africaine de cinq jours, ponctuée d’échanges complices avec ses homologues et d’une défense vigoureuse de son action. D’Alexandrie à Addis Abeba, en passant par Nairobi, le chef de l’État a dressé un portrait flatteur d’un continent qu’il a présenté comme « le plus jeune du monde » et doté de la « plus forte croissance ».
Le sommet franco-africain « Africa Forward », organisé au Kenya, a constitué le cœur de ce déplacement. Emmanuel Macron y a affiché une proximité manifeste avec le président kényan William Ruto, qu’il qualifie de « frère ». Les deux dirigeants ont porté ensemble une vision commune, plaidant pour une réforme de l’architecture financière internationale afin de faciliter l’accès de l’Afrique aux capitaux privés. Ils entendent défendre ce projet lors du prochain sommet du G7.
Le président français a martelé que les pays africains ne réclament plus d’aide publique mais des investissements. Ce discours, centré sur l’avenir, illustre sa volonté de tourner la page du « pré carré » français sur le continent. Interrogé sur la montée du sentiment antifrançais dans plusieurs nations, notamment au Sahel, il a dénoncé « l’ingratitude » des juntes militaires et les « fausses informations » propagées par des relais russes, tout en minimisant l’absence de certains dirigeants ouest-africains. Il a également reconnu, pour la première fois, qu’il aurait dû repenser plus tôt la présence militaire française en Afrique.
Un diplomate français a qualifié le sommet de Nairobi de réussite, y voyant la preuve d’une diversification des relations, et non d’un échec. La rencontre a été conçue pour illustrer les thèmes du discours fondateur du président à Ouagadougou en 2017. Le sport a été mis en scène avec un footing aux côtés du marathonien kényan Eliud Kipchoge. La culture a été marquée par la promulgation d’une loi-cadre sur la restitution des œuvres spoliées pendant la colonisation. La jeunesse a été célébrée lors d’un échange avec des représentants des diasporas africaines. Enfin, l’économie a été au centre du business forum, qui a permis d’annoncer 23 milliards d’euros d’engagements d’investissements, majoritairement privés, sur le continent.
Cette offensive de séduction n’a pas été exempte de controverses. Une séquence où Emmanuel Macron, agacé par le bruit dans l’assistance, est monté sur scène en lançant « hey, hey, hey! » pour réclamer le silence a suscité des réactions contrastées. L’ancienne candidate socialiste à la présidentielle, Ségolène Royal, a mis en garde contre des comportements perçus comme néocoloniaux. Un proche du chef de l’État a défendu une réaction spontanée, estimant que seuls les esprits politisés y voient un acte néocolonial. Sur une chaîne d’information, l’éditorialiste Pascal Praud a critiqué une autre déclaration du président sur la binationalité franco-africaine, jugeant qu’il semblait « désinhibé » en cette fin de mandat.
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