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Louise, 17 ans, tué dans un guet-apens : des centaines de personnes marchent pour lui à Carcassonne

Samedi après-midi, environ 500 proches et anonymes ont défilé dans le centre-ville pour rendre hommage à cet adolescent mort après avoir été lynché. Son…

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Louise, 17 ans, tué dans un guet-apens : des centaines de personnes marchent pour lui à Carcassonne

Samedi après-midi, environ 500 proches et anonymes ont défilé dans le centre-ville pour rendre hommage à cet adolescent mort après avoir été lynché. Son père a pris la parole, très ému, pour appeler à ne pas oublier.

La foule s’est rassemblée silencieusement avant de se mettre en marche. Derrière une banderole portant son prénom, des t-shirts à l’effigie de Louis en noir et blanc ont été distribués aux participants. Peu à peu, l’ambiance s’est animée. Les slogans ont jailli : « Louis, on t’aime », « Justice pour Louis », « Ni oubli, ni pardon ». Son père, Nicolas Hervé, a décrit son fils comme « un gentil garçon, une pépite ». Il a pris la parole, la voix brisée par l’émotion, pour demander qu’on n’oublie jamais.

Les faits remontent au 19 juin. Louis, 17 ans, a été attiré dans un guet-apens sur un chantier à Narbonne. Il a été passé à tabac, filmé pendant l’agression, puis abandonné inconscient. Ce n’est que le lendemain qu’il a été découvert et hospitalisé. Il est mort le 23 juin des suites de ses blessures. Cinq jeunes hommes, âgés de 16 à 19 ans, ont été rapidement arrêtés. Ils sont mis en examen pour tentative d’assassinat et placés en détention provisoire.

Cette affaire a provoqué une onde de choc politique. Plusieurs figures d’extrême droite ont commenté la mort de Louis, parlant de « barbarie du quotidien » ou d' »ensauvagement ». Sur les réseaux sociaux, la polémique a enflé au point que le procureur de Narbonne a dû préciser dans un communiqué que le crime n’avait « aucun lien avec un motif d’ordre racial ». Une précédente marche à Narbonne, la semaine dernière, avait rassemblé un millier de personnes dont des militants identitaires, avec des slogans radicaux. Mais la famille maternelle de Louis a appelé à éviter toute récupération politique. La mère de l’adolescent a demandé que la marche de dimanche reste digne, un symbole fidèle à la mémoire de son fils.

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