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250 ans après l’indépendance, l’Amérique fête son anniversaire sur fond de chaleur et de divisions profondes

Le 4 juillet 2026 marque un cap historique pour les États-Unis, mais la liesse patriotique est tempérée par une vague de chaleur record et un pays plus…

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250 ans après l'indépendance, l'Amérique fête son anniversaire sur fond de chaleur et de divisions profondes

Le 4 juillet 2026 marque un cap historique pour les États-Unis, mais la liesse patriotique est tempérée par une vague de chaleur record et un pays plus polarisé que jamais. Donald Trump a transformé la célébration en meeting géant, attisant les critiques.

C’est un anniversaire pas comme les autres. Deux siècles et demi après la signature de la Déclaration d’indépendance à Philadelphie, les États-Unis fêtent leurs 250 ans sous un soleil de plomb. À Washington, le thermomètre frôle les 38°C, et avec l’humidité, la température ressentie pourrait dépasser les 43°C. Résultat le traditionnel défilé du 4 juillet prévu le matin a été annulé. Mais cela n’a pas refroidi les ardeurs du président américain, bien décidé à occuper le devant de la scène.

Donald Trump a prévu un meeting politique en plein air sur l’esplanade du National Mall, en plein cœur de la capitale. Au programme survols aériens, fanfares militaires, et ce qu’il présente comme le plus grand feu d’artifice du monde avec 850 000 fusées lancées pendant 40 minutes. Sur son réseau Truth Social, il assure que la foule est incroyable malgré la chaleur. Mais dans les rues de Washington, l’ambiance est plus nuancée. Certains habitants, comme Patrick Thompson, un enseignant d’Alexandria, préfèrent rester chez eux avec leurs enfants plutôt que de se mêler à un événement qu’ils jugent trop marqué par la politique de Trump.

Les témoignages recueillis montrent un pays partagé. Rajesh Mirchandani, un Indien devenu américain en février, confie ne pas reconnaître l’Amérique qu’il célèbre dans ce climat de haine et de polarisation. Melissa Pate, psychothérapeute à Atlanta, déplore que 250 ans après, certains Américains ne vivent toujours pas dans une véritable liberté. Signe des tensions des hommes masqués ont défilé le matin même à Washington, certains avec des drapeaux confédérés, d’autres arborant l’emblème du mouvement suprémaciste Patriot Front, scandant des slogans comme « Reprenons l’Amérique ».

La veille, au pied du mont Rushmore, Donald Trump a prononcé un discours ultra-patriotique. Il y affirme que l’identité américaine subit une « nouvelle offensive » de la part de « radicaux et d’extrémistes ». De son côté, le vice-président JD Vance, à New York, a dénoncé ceux qui ne voient que les « imperfections » des États-Unis. Le pape Léon XIV, premier pape américain, souvent critique de la politique migratoire de Trump, a salué dans un message les espoirs et les sacrifices des immigrants. Le roi Charles III a lui aussi adressé un message, disant n’avoir aucun doute sur le fait que le Royaume-Uni et les États-Unis continueront à défendre leurs valeurs communes.

À Philadelphie, des files d’attente se sont formées dès l’aube devant la Cloche de la liberté et l’Independence Hall, où la Déclaration d’indépendance a été signée. Des concerts sont prévus de Boston à Los Angeles. Mais alors que le pays se souvient de deux siècles et demi marqués par des triomphes et des tragédies, un récent sondage de l’université Quinnipiac révèle que 61 % des Américains estiment que leur pays n’est pas à la hauteur des idéaux proclamés en 1776.

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