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L’Iran accuse Washington de vouloir « déclencher une nouvelle guerre »

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Téhéran promet une riposte étendue bien au-delà du Moyen-Orient, tandis que Donald Trump maintient la pression sur les négociations de paix.

L’Iran a estimé ce mercredi que les États-Unis cherchaient à provoquer un nouveau conflit armé, après les menaces de Donald Trump de relancer les hostilités en l’absence d’avancée dans les pourparlers de cessez-le-feu. Le négociateur en chef iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a dénoncé des manœuvres américaines visant à poursuivre des objectifs militaires sous couvert de pressions économiques et politiques. « L’Iran ne cédera jamais à l’intimidation », a-t-il déclaré, appelant à renforcer les préparatifs pour une réponse ferme à toute nouvelle attaque.

Le président américain a pourtant laissé une porte ouverte à la diplomatie, affirmant depuis la base militaire d’Andrews que son administration se trouvait dans « la dernière phase des négociations ». « Soit nous parviendrons à un accord, soit nous prendrons des mesures un peu plus sévères », a-t-il indiqué, tout en espérant éviter cette issue. Ses précédentes déclarations évoquaient un ultimatum de quelques jours, mais les marchés ont réagi positivement à la perspective d’une issue négociée, avec une chute des cours du pétrole et une hausse des Bourses européennes.

Depuis l’entrée en vigueur d’une trêve fragile le 8 avril, après plus d’un mois de combats, les discussions piétinent. Une seule séance de négociations s’est tenue au Pakistan le 11 avril, sans résultat, et les tractations se poursuivent désormais en coulisses. Le ministre pakistanais de l’Intérieur s’est rendu à Téhéran pour rencontrer des hauts responsables iraniens, tandis que les Gardiens de la Révolution ont mis en garde contre une extension du conflit bien au-delà de la région.

Le conflit, déclenché par une offensive israélo-américaine contre Téhéran le 28 février, a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban. Il a également perturbé l’économie mondiale, avec une flambée des prix du pétrole et des pénuries de matières premières, en raison du blocage quasi total du détroit d’Ormuz par l’Iran. Téhéran a officialisé la création d’un organisme chargé de superviser cette voie maritime et d’imposer des droits de passage aux navires.

Dans le Golfe, l’Arabie saoudite a exhorté l’Iran à saisir l’occasion d’éviter une escalade, tandis que le Qatar a appelé à donner plus de temps à la diplomatie. Les Émirats arabes unis ont demandé à Bagdad d’empêcher tout acte hostile depuis son territoire, après avoir essuyé une frappe de drone près de leur centrale nucléaire. En Israël, l’armée a déclenché le niveau d’alerte maximal, se disant prête à toute éventualité.

La Chine et la Russie ont souligné la nécessité de revenir au dialogue dès que possible, affirmant que les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran violaient le droit international. Le détroit d’Ormuz reste sous le contrôle de Téhéran, et vingt-six navires ont pu le franchir en vingt-quatre heures, dont un pétrolier sud-coréen pour la première fois depuis le début du conflit.

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