Économie
L’intelligence artificielle moins énergivore que la télévision selon Google
Le géant technologique compare l’empreinte énergétique d’une requête à son modèle Gemini avec quelques secondes de visionnage télévisuel, une affirmation qui intervient dans un contexte de préoccupations croissantes sur l’impact environnemental de l’IA.
Google affirme qu’une interaction avec son intelligence artificielle Gemini nécessite une dépense énergétique inférieure à celle engendrée par neuf secondes de télévision. Cette estimation, avancée dans une étude interne datant de mai 2025, évalue la consommation d’une requête textuelle à 0,24 wattheure. Selon les calculs du groupe, regarder un téléviseur moderne pendant le même laps de temps représenterait une centaine de wattheures.
L’analyse inclut également les émissions de gaz à effet de serre et l’utilisation d’eau. Chaque prompt émet 0,03 gramme d’équivalent CO₂ et consomme environ 0,26 millilitre d’eau, soit l’équivalent de cinq gouttes. Ces chiffres couvrent les phases actives de calcul des modèles, l’énergie directe des processeurs, ainsi que les infrastructures des centres de données, y compris les systèmes de refroidissement et l’alimentation des machines en veille.
Néanmoins, Google précise que ces résultats ne tiennent pas compte de l’ensemble du cycle d’apprentissage des intelligences artificielles. L’entreprise reconnaît par ailleurs que son étude n’a pas fait l’objet d’une vérification indépendante. Elle reste discrète sur le volume quotidien de requêtes traitées par Gemini, ce qui empêche toute extrapolation précise de son empreinte environnementale globale.
Cette communication intervient alors que les émissions de gaz à effet de serre de Google ont augmenté de plus de 50 % depuis 2019, notamment en raison de l’expansion de ses centres de données dédiés à l’IA. Le secteur tout entier est confronté à des défis méthodologiques pour mesurer son impact, en l’absence de normes internationales et face au manque de transparence des acteurs technologiques.
D’autres organisations, comme OpenAI, ont communiqué des estimations similaires, sans toutefois détailler leurs méthodes de calcul. Malgré ces incertitudes, la demande énergétique des centres de données liés à l’intelligence artificielle devrait considérablement croître dans les prochaines années, selon les projections de l’Agence internationale de l’énergie.
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