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France

Les transports s’adaptent au pass sanitaire

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Surpris par l’annonce d’une obligation du pass sanitaire pour voyager, le secteur des transports de passagers longue distance – avions, trains et autocars – s’est organisé à la hâte pour pouvoir contrôler tout le monde à partir de lundi… avec des « gilets bleus » à la SNCF.

« Il y a une loi et on est là pour appliquer la loi. On sera prêts », disait récemment à l’AFP le patron de la SNCF, Jean-Pierre Farandou.

Son lieutenant Christophe Fanichet, le PDG de SNCF Voyageurs, évoque « un véritable défi opérationnel » pour mettre en place en quatre semaines – depuis l’annonce d’Emmanuel Macron le 12 juillet – toute la procédure permettant de contrôler 300.000 à 400.000 voyageurs par jour au coeur de l’été.

« On ne pourra pas faire des contrôles systématiques », concède-t-il. Mais les passagers sont prévenus: des agents seront susceptibles de vérifier leur pass au départ, pendant le trajet ou à l’arrivée.

La SNCF prévoit un gros effort sur l’information, avec des messages systématiques aux passagers, des annonces sonores, des stands dans les grandes gares et éventuellement des barnums de pharmacies amies pour des tests de dernière minute. Avec la nouvelle trinité du voyage en TGV et Intercités: « un billet, un masque, un pass sanitaire ».

« On complète les gilets rouges (les volontaires qui guident les voyageurs, ndlr) par des gilets bleus pour le pass sanitaire », relève M. Fanichet.

Les pass seront vérifiés par des agents d’escale, contrôleurs, équipes de sûreté ou volontaires de l’information, éventuellement appuyés par les forces de l’ordre. Tous auront des chasubles ou des brassards bleus.

La SNCF va aussi expérimenter des contrôles avant l’embarquement: les voyageurs auront alors un bracelet à usage unique – bleu – qui leur permettra d’accéder au quai. « Comme dans les festivals. »

 « Inciter à la vaccination »

« L’objectif pour nous, c’est que les voyageurs distinguent bien ce qui relève du billet de ce qui relève du pass sanitaire, de façon à ce que ce soit le plus serein possible », note le responsable, préférant rester discret sur les surcoûts pour le groupe public.

Les billets seront échangés ou remboursés sans frais au cas où un passager n’aurait pas de pass valide à l’embarquement. En cas de contrôle à bord ou à l’arrivée sans le précieux sésame, il risque une amende de 135 euros.

Du côté des autocars, FlixBus et BlaBlaCar entendent faire contrôler le pass sanitaire par le chauffeur à l’embarquement, en même temps que le billet.

« On a procédé à des recrutements d’agents en gare pour soutenir les conducteurs en période de grosse affluence, et les aider à fluidifier les contrôles », précise une porte-parole de FlixBus.

« Bien que cette mesure soit contraignante d’un point de vue opérationnel, nous l’accueillons positivement car cela va permettre à nos passagers de voyager encore plus sereinement cet été », relève Nicolas Brusson, directeur général de BlaBlaCar.

Et si le pass sanitaire n’est pas obligatoire pour le covoiturage, la plateforme promet « dans quelques semaines » une fonctionnalité qui permettra à ses utilisateurs d’indiquer s’ils acceptent ou pas de présenter le fameux sésame au départ, « afin de rassurer les personnes qui veulent voyager avec eux ».

La mise en oeuvre du pass sanitaire aura moins d’impact pour le secteur aérien: les compagnies contrôlaient déjà les documents pour les vols internationaux ainsi que pour la Corse et l’Outre-Mer.

Chez Air France, on ne s’attend pas à un allongement des temps d’embarquement, d’autant que la compagnie a mis en place un processus de validation en amont des documents sanitaires des passagers. Ce système, baptisé « Ready-To-Fly », utilisé notamment vers la Corse, l’Outre-Mer et la Grèce, a déjà été adopté par un quart des passagers. Il a vocation à se généraliser.

« La logique du pass sanitaire (…), c’est préserver la liberté de déplacement et inciter à la vaccination », a expliqué le ministre des Transports Jean-Baptiste Djebbari, jeudi sur Franceinfo.

Le protocole sanitaire en place depuis mai 2020 a fait ses preuves, a-t-il souligné. « Et ça passe évidemment par le respect du port du masque. »

France

La CGT cheminots appelle à des manifestations devant l’Assemblée nationale et les préfectures

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La CGT cheminots appelle à des manifestations devant l’Assemblée nationale et les préfectures

La CGT cheminots appelle à des manifestations devant l’Assemblée nationale et les préfectures, demandant la constitution d’un gouvernement « autour du programme du Nouveau Front populaire ».

Ce mercredi, dans un communiqué, la CGT cheminot a appelé à des rassemblements le 18 juillet « devant les préfectures et à Paris à proximité de l’Assemblée nationale pour exiger la mise en place d’un gouvernement issu du Nouveau Front Populaire ». « La CGT et ses organisations appellent solennellement Emmanuel Macron à respecter le résultat des urnes », exhorte l’organisation dans ce document. « L’espoir suscité par le vote est immense, nos exigences sociales le sont tout autant », prévient par ailleurs le syndicat.

Des propos repris et martelés par Sophie Binet, secrétaire générale du syndicat, sur le plateau de LCI ce jeudi 11 juillet. « On a l’impression d’avoir Louis XVI qui s’enferme à Versailles », a-t-elle lancé, appelant Emmanuel Macron à « préserver le pays au lieu de jeter des bidons d’essence sur les incendies qu’il a allumés ». Objectif : « faire pression » sur l’exécutif. « Il faut, toutes et tous, rejoindre ces rassemblements, pour mettre l’Assemblée nationale sous surveillance et appeler au respect du vote populaire », a plaidé la syndicaliste. Et d’ajouter que dans le cas contraire, « il risque encore une fois de plonger le pays dans le chaos ».

Sophie Binet s’est quelque peu écartée de la ligne de Jean-Luc Mélenchon qui affirmait la volonté du NFP le soir du second tour des élections législatives d’appliquer « rien que son programme, mais tout son programme. » La secrétaire générale a ouvert la porte à des compromis, insistant sur la nécessité de « laisser le parlement trouver des majorités de projets. »

Le 18 juin, une semaine après l’annonce surprise de la dissolution de l’Assemblée nationale par Emmanuel Macron, Sophie Binet avait, au nom de son syndicat, appelé à faire barrage au Rassemblement national et à voter pour le Nouveau Front Populaire. « On est dans un contexte inédit, notre République et notre démocratie sont en danger, dans ce type de moments, la CGT prend toujours ses responsabilités », avait alors déclaré la secrétaire générale.

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Économie

Économie : l’activité des start-up a bondi de 19% en 2023

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Économie : l'activité des start-up a bondi de 19% en 2023

L’activité des start-up a connu une hausse de 19% en 2023, sur fond de chute des levées de fonds qui a obligé ces entreprises à adapter leur gestion, selon le rapport annuel de la Banque de France publié jeudi. Le chiffre d’affaires des start-up françaises a atteint 24,6 milliards d’euros l’an passé, affichant un taux de variation plus de trois fois supérieur à celui des TPE et PME du pays, a indiqué l’institution.

La Banque de France classe comme start-up les entreprises avec plus de 750.000 euros de chiffre d’affaires et ayant levé plus de 3 millions, ce qui exclut les plus petites. La croissance globale de l’activité cache toutefois d’importantes disparités. Les entreprises qui officient dans les secteurs de l’énergie, de l’environnement et de la mobilité enregistrent les plus fortes hausses de chiffre d’affaires, a précisé Maurice Oms, en charge des start-up à la Banque de France.

Les jeunes pousses dédiées à la transition écologique, appelées aussi « greentech », sont également les plus soutenues, soit par des programmes de soutien, soit par les investisseurs. Elles concentrent ainsi le plus de levées de fonds en nombre et en montant, selon le rapport, qui rappelle que les levées de fonds ont globalement été en baisse de 38% en 2023, d’après le bilan du cabinet EY dévoilé en janvier dernier.

Les entrepreneurs semblent avoir adapté leur gestion à cette situation en se rapprochant de leur seuil de rentabilité pour préserver leur trésorerie sans sacrifier la croissance de l’activité et des emplois, a relevé l’institution. Selon le rapport, 64% des start-up étudiées avaient néanmoins un résultat d’exploitation négatif en 2023. Le niveau de perte globale des start-up de notre échantillon (2.295 sociétés) s’est stabilisé, c’est-à-dire qu’il n’y a pas plus de pertes que l’année d’avant, a fait valoir M. Oms.

Au rythme de consommation de trésorerie observé en 2023, les start-up en perte auraient moins d’un an de réserve devant elles, hors nouvelle levée de fonds, a toutefois mis en garde la Banque de France.

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Politique : Emmanuel Macron prône le compromis face aux résultats des législatives

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Politique : Emmanuel Macron prône le compromis face aux résultats des législatives

Trois jours après les élections législatives, Emmanuel Macron a brisé son silence, appelant à un compromis entre les forces républicaines pour gouverner la France. Dans une lettre aux Français, le président exclut toute cohabitation avec les oppositions extrêmes, cherchant à maintenir une position centrale malgré la perte de sièges de son camp à l’Assemblée nationale.

Malgré la victoire du Nouveau Front Populaire, Macron souligne que les électeurs ont refusé leur accès au gouvernement. Le président constate qu’aucune force politique n’a obtenu une majorité suffisante, rendant nécessaires des alliances entre les forces républicaines pour gouverner. En excluant le Rassemblement national et La France insoumise, il appelle à la formation d’une majorité plurielle fondée sur des valeurs républicaines et européennes.

Cet appel stratégique repousse la nomination d’un nouveau premier ministre, alors que le président a refusé lundi la démission de Gabriel Attal. Macron préfère donner du temps aux forces politiques pour construire des compromis, fermant ainsi la porte à toute tentative de cohabitation avec des oppositions. Les offensives de la droite, appelant à la nomination d’un premier ministre issu de leurs rangs, sont également rejetées par l’Élysée, qui met en avant la fragmentation de la nouvelle Assemblée nationale.

Dans le gouvernement et parmi les députés réélus, l’idée d’une grande coalition centrale est déjà en discussion. Aucun acteur n’est officiellement mandaté, mais de nombreuses conversations informelles sont en cours. Un ministre confie que cette coalition pourrait inclure divers partis, à condition de ne pas prétendre à de grandes réformes, mais de se concentrer sur la gestion du pays et quelques points importants.

L’entourage présidentiel insiste sur la nouvelle posture de Macron, garant des institutions, laissant la responsabilité des négociations aux chefs de parti. Le scénario d’un conclave républicain est cependant jugé peu réaliste, les tentatives précédentes ayant échoué. Pour l’instant, Macron se concentre sur le sommet de l’Otan à Washington, où il a finalisé sa lettre aux Français, sans prévoir d’intervention médiatique avant son retour à Paris.

Les oppositions, quant à elles, expriment leur impatience face à l’inaction perçue du président. Des leaders comme Jordan Bardella et Jean-Luc Mélenchon critiquent vivement Macron, l’accusant de ne pas respecter le suffrage universel. Malgré ces critiques, Macron semble déterminé à utiliser le temps à son avantage, avant de concrétiser les résultats des élections législatives avec la nomination d’un nouvel exécutif.

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