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Les réseaux sociaux sur la sellette après l’assassinat de Samuel Paty

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Les réseaux sociaux, souvent utilisés pour diffuser des messages de haine, se retrouvent une nouvelle fois sur la sellette après l’assassinat du professeur d’histoire-géo Samuel Paty, mais la peur de toucher à la liberté d’expression rend les initiatives difficiles.

Le Premier ministre Jean Castex a dit mardi vouloir créer un nouveau délit de « mise en danger par la publication de données personnelles » sur internet.

« Nous ne pouvons plus nous résoudre à assister passivement au déchaînement de la haine sur les réseaux sociaux », a-t-il affirmé lors de la séance de questions au gouvernement.

La ministre en charge de la citoyenneté Marlène Schiappa a de son côté annoncé que le gouvernement réactivait « le groupe de contact permanent » mis en place en 2015 avec les principaux réseaux sociaux pour « une mobilisation et une réponse conjointe de l’Etat et des plateformes contre le cyber-islamisme ».

Ce groupe de contact avait été créé par Bernard Cazeneuve, alors ministre de l’Intérieur, dans le cadre de la lutte contre la propagande de Daech.

« Je veux que les réseaux sociaux prennent leur responsabilité » pour éliminer les contenus haineux, a-t-elle martelé mardi sur RTL, avant de recevoir les représentants français de Facebook, Google/YouTube, Twitter, Tiktok et Snapchat.

« L’idéologie islamiste », qui a inspiré le meurtre de Samuel Paty, « se propage beaucoup sur les réseaux sociaux », a souligné la ministre. « Il y a toute une série de jeunes qui ne se sont pas radicalisés dans une mosquée, ou en faisant une rencontre, ou en allant en prison. Mais qui se sont radicalisés tout seuls, dans leur chambre, devant un écran de téléphone ou d’ordinateur. »

Les professeurs du collège du Bois d’Aulne, collègues de Samuel Paty, ont également relevé le rôle des réseaux sociaux dans une déclaration publiée mardi. Ils n’incriminent pas directement les réseaux dans la mort de leur collègue, mais leur reprochent plutôt la constitution d’une ambiance générale délétère dans les établissement scolaires.

« Nous exprimons notre vive inquiétude face à l’impact des réseaux sociaux. La rapidité avec laquelle l’information est diffusée au plus grand nombre, et son aspect irréversible, sont un véritable fléau dans l’exercice de notre métier », déclarent-ils.

Faible marge de manoeuvre législative

La marge de manoeuvre législative du gouvernement et de la majorité est toutefois faible, après l’échec de la loi Avia contre les contenus haineux: elle obligeait les réseaux sociaux à retirer en moins de 24 heures les contenus « manifestement » illicites. Or le Conseil constitutionnel a retoqué le texte en juin, au nom de la défense de la liberté d’expression.

Pour le Conseil, il était impossible d’imposer aux plateformes de faire elles-mêmes le tri entre ce qui est « manifestement » illicite et ce qui ne l’est pas, au risque de les voir supprimer sans nuance tous les contenus qui leur sont signalés.

Les réseaux sociaux comme Facebook, par exemple, voudraient que ce soit le gouvernement, ou la justice, qui désigne explicitement et au cas par cas les contenus à éliminer.

Mardi, les responsables de Facebook France ont en tout cas affirmé la volonté du géant américain de « dialoguer et renforcer encore plus la collaboration avec les autorités, dont nous soutenons les efforts de toutes les manières possibles ».

« Nous ne cessons de renforcer nos règles » face aux contenus haineux « et avons massivement investi pour renforcer nos équipes et développer des technologies visant à éradiquer la haine sur nos plateformes et à bâtir un internet plus sûr », a affirmé l’entreprise dans une déclaration transmise à la presse.

Pour un certain nombre d’experts, aucune solution ne pourra être trouvée sans que les plateformes internet n’endossent une certaine part de responsabilité légale pour les contenus qu’elles diffusent, analogue à la responsabilité éditoriale en vigueur pour la presse.

Ils espèrent que la future directive européenne sur les services numériques (« Digital Services Act »), en préparation par la Commission européenne, permettra d’avancer en ce sens.

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Retraites : 50 % de grévistes dans les écoles primaires, mardi

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Retraites : 50 % de grévistes dans les écoles primaires, mardi

La moitié des enseignants du premier degré (maternelle et élémentaire) devrait faire grève mardi 31 janvier, deuxième journée de mobilisation contre la réforme des retraites.

Le Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire, a prévu ce lundi 30 janvier que la moitié des enseignants du premier degré seraient grévistes dans le cadre de la deuxième journée de mobilisation nationale contre la réforme des retraites, mardi 31 janvier.

« Il n’y a pas d’étonnement, on savait que nous n’irions pas jusqu’à 70 % comme lors de la première mobilisation [le 19 janvier, ndlr]. Mais 50 % reste un très bon chiffre qui montre qui le mouvement de contestation contre la réforme des retraites s’installe dans les écoles », a expliqué à l’AFP Guislaine David, secrétaire générale du Snuipp-FSU.

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Grèves: trafic «fortement perturbé» mardi sur les TGV, très peu de Transilien et TER

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Grèves: trafic «fortement perturbé» mardi sur les TGV, très peu de Transilien et TER

La circulation des trains sera « très fortement perturbée » mardi, pour la deuxième journée de mobilisation contre la réforme des retraites, en particulier pour les trains régionaux TER et Transilien, et sera « fortement perturbée » pour les TGV, a annoncé la SNCF.

La grève de mardi, deuxième journée de mobilisation contre la réforme des retraites, sera encore très suivie dans les transports ferroviaires, avec très peu de trains régionaux TER et Transilien et une circulation des TGV « fortement perturbée », a annoncé dimanche la SNCF.

Sur les TGV, la SNCF s’attend à voir circuler un train sur trois en moyenne : deux TGV sur cinq sur l’axe Nord, un sur deux dans l’Est comme dans le Sud-Est, un sur quatre sur l’arc Atlantique et deux sur cinq pour ses Ouigo. Sur les lignes province à province, seul un train sur trois circulera.

Le trafic des trains régionaux sera encore plus affecté avec deux TER sur 10 en moyenne. Un plan de transport sera communiqué ultérieurement par la SNCF dans chacune des régions.

En Ile-de-France, la SNCF prévoit un train sur trois sur les lignes de RER A, B, et les Transiliens H et U ; un train sur quatre sur la ligne de Transilien K ; et un train sur 10 pour les lignes de RER C et D (en partie fermées), le RER E, et les Transiliens J, L, N, P et R, selon un communiqué. Les lignes 4, 11 et 13 du tramway fonctionneront normalement.

Le trafic des Intercités sera également « très fortement perturbé » : aucun train ne circulera à l’exception d’un aller-retour sur les liaisons Paris-Clermont-Ferrand, Paris-Limoges-Toulouse et Bordeaux-Marseille. Les trains de nuit seront eux totalement interrompus les nuits de lundi à mardi et de mardi à mercredi.

Côté international, les trains connaîtront des sorts divers : la circulation des Eurostar et Thalys fonctionnera quasi normalement mais le trafic des TGV sera « fortement perturbé » entre la France et la Suisse (Lyria).

« Les prévisions sont globalement similaires » à celles de jeudi dernier, qui marquait la première journée de mobilisation, a indiqué la SNCF à l’AFP.

Dans son communiqué, SNCF voyageurs recommande aux voyageurs qui le peuvent « d’annuler ou reporter leurs déplacements » et de « privilégier le télétravail ».

Les usagers sont invités à « vérifier la circulation des trains » lundi dès 17H sur les sites et applications de la SNCF.

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Congrès du PS : la victoire d’Olivier Faure entérinée par le parti

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Congrès du PS : la victoire d’Olivier Faure entérinée par le parti

Le Parti socialiste a finalement trouvé un accord ce samedi après-midi, après plusieurs jours de contestations internes sur les résultats de l’élection du premier secrétaire du parti.

Soumis de 14 à 16 heures au vote des délégués du Congrès socialiste à Marseille, un protocole d’accord a finalement été entériné vers 15 heures ce samedi, confirmant la victoire d’Olivier Faure comme premier secrétaire du PS, à l’issue de plusieurs jours de contestations internes. Les 186 délégués ont à la quasi-unanimité brandi leur carton rouge validant l’accord entre les deux rivaux, portant sur la composition de la direction notamment. « Cette maison, vous venez encore, une fois de plus, de la sauver », a réagi au micro, sous les applaudissements, le maire de Marseille Benoît Payan, qui a dit « avoir eu peur ces derniers jours ».

Le texte détermine que son rival Nicolas Mayer-Rossignol, sceptique vis-à-vis de l’alliance de gauche Nupes et qui contestait jusqu’à présent sa victoire, deviendra premier secrétaire délégué au côté de la maire de Nantes pro-Faure Johanna Rolland. Hélène Geoffroy, chef de file des anti-Nupes, prendra la présidence du conseil national, le parlement du parti.

Le maire de Rouen a contesté pendant plusieurs jours la victoire du premier secrétaire sortant (avec officiellement 51,09 %). Nicolas Mayer-Rossignol ne cache pas ses réticences vis-à-vis de LFI et d’un accord qui a déçu beaucoup de socialistes.

Organigramme

À l’issue d’un premier vote sur le texte d’orientation, Olivier Faure avait obtenu 49 % des voix et le maire de Rouen autour de 30 %, devant une troisième candidate, la maire de Vaulx-en-Velin Hélène Geoffroy (autour de 20 %).

Les négociations se sont notamment débloquées lorsque cette dernière, qui n’avait pas pu se maintenir et avait décidé de soutenir Nicolas Mayer-Rossignol, a indiqué qu’elle ne souhaitait pas intégrer la direction, mais rester dans l’opposition. « Ils assument d’être la minorité, mais ne sont plus avec Nicolas Mayer-Rossignol, ce qui change la donne » et le rapport de force, explique une proche d’Olivier Faure.

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