Économie
L’Écosse divisée face à la visite de Donald Trump entre golf et manifestations

Le président américain a entamé un séjour controversé sur ses terrains de golf écossais, sous haute sécurité, tandis que des centaines de manifestants exprimaient leur opposition à sa politique.
Sous une pluie fine, Donald Trump a passé sa matinée sur le parcours de Turnberry, propriété de son groupe familial, accompagné de son fils Eric. Les forces de l’ordre écossaises, renforcées par des unités venues de tout le pays, ont verrouillé la zone, transformant ce paysage côtier habituellement paisible en un périmètre ultra-sécurisé. Joueurs et riverains ont été soumis à des contrôles stricts avant l’arrivée du président américain, dont la présence suscite des réactions contrastées.
À Édimbourg et Aberdeen, plusieurs centaines de personnes ont défilé à l’appel de la Stop Trump Coalition, brandissant des slogans hostiles au dirigeant américain. Certains manifestants arboraient des drapeaux palestiniens, tandis que d’autres affichaient des pancartes dénonçant son action politique. À Aberdeen, un homme a même exhibé une caricature le représentant avec des cornes diaboliques, illustrant l’animosité d’une partie de la population.
Pourtant, Donald Trump n’a jamais caché son attachement à l’Écosse, terre natale de sa mère. Mais ses investissements locaux et ses décisions commerciales, notamment en matière de droits de douane, continuent de nourrir la polémique. « C’est un égocentrique qui nuit aux équilibres mondiaux », a déclaré un retraité croisé près de Turnberry, résumant le sentiment de nombreux opposants.
À l’inverse, des partisans s’étaient rassemblés à l’aéroport de Prestwick pour saluer son arrivée, certains arborant des drapeaux « Make America Great Again ». « Il défend son pays avant tout, et c’est ce qu’on attend d’un dirigeant », a expliqué l’un d’eux.
Le séjour de cinq jours du président américain s’annonce chargé, entre parties de golf et rencontres diplomatiques. Il doit s’entretenir avec la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, ainsi qu’avec le Premier ministre britannique, Keir Starmer, pour évoquer les relations commerciales transatlantiques. Dès son atterrissage, Donald Trump a salué les récents accords conclus avec le Royaume-Uni, tout en réitérant ses positions fermes sur l’immigration, appelant l’Europe à « stopper cette invasion ».
Entre adhésion et rejet, cette visite illustre une fois de plus la polarisation qu’incarne l’ancien locataire de la Maison-Blanche.

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