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Le préfet de Seine-Saint-Denis interdit un rassemblement non autorisé de l’extrême droite

Face aux risques de troubles à l’ordre public et à la nature provocatrice de l’événement, les autorités préfectorales ont pris la décision d’en interdire la tenue ce samedi à Saint-Denis.
Le préfet du département a prononcé l’interdiction d’un rassemblement public non déclaré, prévu ce week-end sur le parvis de la basilique de Saint-Denis. L’initiative émanait du Parti de la France, un mouvement d’extrême droite. Dans un communiqué, la préfecture a justifié sa décision en invoquant la nature des propos tenus par les organisateurs, susceptibles selon elle d’encourager la provocation, la discrimination ou la haine envers des personnes en raison de leur origine.
L’autorité préfectorale a également pris en compte la diffusion sur les réseaux sociaux d’appels à une contre-manifestation, sous la bannière « pas de nazis à Saint-Denis ». Elle estime que la tenue simultanée de ces deux rassemblements aux revendications antagonistes présentait un risque sérieux d’affrontements et de perturbations de l’ordre public.
Sur son site internet, le Parti de la France avait appelé à se rassembler pour affirmer que Saint-Denis « reste une ville française » et ne doit pas devenir, selon ses termes, un « laboratoire de l’islamo-gauchisme et de l’anti-France ». Le mouvement, fondé en 2009 par l’ancien secrétaire général du Front National Carl Lang, prône une opposition totale à l’immigration, qu’elle soit légale ou illégale.
Cette décision intervient dans un contexte local marqué, la semaine dernière, par un important rassemblement contre le racisme à l’initiative du maire de la ville, Bally Bagayoko. Des milliers de personnes s’étaient alors retrouvées pour dénoncer les attaques à caractère raciste visant certains élus, dont le premier magistrat de Saint-Denis. Une plainte de ce dernier a d’ailleurs conduit le parquet de Paris à ouvrir une enquête pour injure publique à caractère raciste.

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