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Oxford Street coupe le moteur pour redevenir une destination mondiale

Un tronçon d’environ un kilomètre de la célèbre artère londonienne n’accueille plus aucun véhicule depuis lundi. La mairie de Londres veut transformer cet…

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Oxford Street coupe le moteur pour redevenir une destination mondiale

Un tronçon d’environ un kilomètre de la célèbre artère londonienne n’accueille plus aucun véhicule depuis lundi. La mairie de Londres veut transformer cet axe commerçant, en perte de vitesse depuis la pandémie, en un véritable espace public.

Fini le ballet des taxis et des livraisons entre Selfridges et Ikea. Cette portion d’Oxford Street est désormais fermée à la circulation, et pas seulement aux voitures. Les vélos, les trottinettes et les cyclo-pousses sont eux aussi priés de contourner le secteur, comme l’a fait savoir le bureau de Sadiq Khan. Concrètement, les usagers qui empruntaient ce tronçon à deux roues doivent trouver un autre itinéraire, et les commerçants voient leur rue se transformer du jour au lendemain.

La décision ne sort pas de nulle part. Depuis la crise sanitaire, l’avenue la plus commerçante de la capitale britannique a perdu de son élan. Les habitudes d’achat ont bougé, les flux de visiteurs aussi, et Oxford Street n’occupe plus la place qui était la sienne dans le paysage du shopping mondial. La mairie a donc choisi d’attaquer le problème par l’espace lui-même, en rendant la rue aux piétons plutôt qu’aux moteurs.

Le calendrier donne le tempo. La piétonnisation complète est annoncée pour 2027, avec un programme qui doit transformer le décor. Des arbres seront plantés, deux places publiques verront le jour, des espaces de repos seront aménagés. S’y ajoutent une signalétique repensée et un éclairage amélioré, deux détails qui comptent quand on veut qu’une artère reste agréable à parcourir à pied, de jour comme de nuit.

Reste l’ambition de fond, clairement affichée. Il s’agit de replacer Oxford Street parmi les grandes destinations du shopping mondial, sur le même plan que Times Square à New York, les Champs-Élysées à Paris ou La Rambla à Barcelone. Un pari qui se joue autant sur le bitume que sur l’image, dans une ville où l’espace public est devenu un enjeu politique à part entière.

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