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Le militant palestinien Ramy Shaath obtient un avis favorable de la commission d’expulsion
La commission départementale d’expulsion de Nanterre a rendu un avis défavorable à l’éloignement de Ramy Shaath, figure de la cause palestinienne en France, estimant qu’il ne représente pas un danger pour l’ordre public. La préfecture des Hauts-de-Seine devra désormais trancher.
Réunie jeudi après-midi au tribunal judiciaire de Nanterre, la commission départementale d’expulsion a émis un avis négatif concernant le départ forcé de Ramy Shaath, un militant palestinien de 55 ans. Ce dernier était visé par une procédure administrative en raison des soupçons de la préfecture, qui le considérait comme une menace sérieuse pour la tranquillité publique. Ses avocats ont confirmé cette issue à l’issue de l’audience, tout en précisant que cet avis ne lie pas la préfecture, laquelle doit encore se prononcer définitivement sur son cas.
À sa sortie de la salle d’audience, le militant, qui avait dû retirer son keffieh à la demande des agents de sécurité, est apparu soulagé, salué par les applaudissements de nombreux sympathisants venus le soutenir. Il a exprimé sa satisfaction devant la presse, estimant que la commission avait reconnu qu’il n’avait jamais constitué un danger. Ramy Shaath avait été détenu pendant 900 jours en Égypte entre 2019 et 2022, accusé de complot contre l’État, avant d’être libéré et remis aux autorités françaises après l’intervention personnelle du président Emmanuel Macron.
Durant une audience d’une heure et demie, la représentante de la préfecture des Hauts-de-Seine a énuméré les griefs retenus contre le fils de l’ancien ministre palestinien Nabil Shaath. Elle a notamment pointé ses liens avec plusieurs collectifs et associations militant pour les droits des Palestiniens en France, dont Urgence Palestine, qu’il a cofondée. Elle a également cité des propos tenus en novembre 2023 lors de rassemblements publics, où il dénonçait les « terroristes israéliens » et qualifiait l’action du Hamas de « résistance », malgré la classification de ce groupe comme terroriste.
Les avocats de Ramy Shaath ont vigoureusement contesté ces accusations, estimant que cette procédure d’expulsion visait à sanctionner la liberté d’expression de leur client. L’un d’eux a souligné que l’État tentait d’obtenir par le biais administratif ce qu’il n’avait pu obtenir sur le plan judiciaire, rappelant qu’une enquête pour apologie ouverte à la suite des mêmes propos avait été classée sans suite en octobre 2024.
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