Culture
Le général de Gaulle, un chevalier solitaire face à l’Histoire
Dans « La Bataille De Gaulle: L’âge de fer », présenté en avant-première à Cannes, le réalisateur Antonin Baudry explore la fragilité et la détermination d’un homme seul qui a réussi à incarner la légitimité de la France en pleine tourmente.
Le long métrage, premier volet d’un diptyque consacré au général durant la Seconde Guerre mondiale, s’attache à dépeindre une figure plus complexe que le mythe national. L’œuvre suit le parcours du chef de la France libre depuis son arrivée à Londres en juin 1940 jusqu’à l’élimination de l’amiral Darlan fin 1942, un personnage clé du régime de Vichy qui fit un temps de l’ombre à De Gaulle en se ralliant aux Américains. Le réalisateur met en scène plusieurs moments décisifs du conflit, comme la tentative avortée de débarquement à Dakar, repoussée par les forces restées loyales au maréchal Pétain.
En 1940, De Gaulle n’était qu’un illustre inconnu, souligne Antonin Baudry, ancien conseiller diplomatique avant de se consacrer au cinéma. Installé dans un modeste appartement londonien, il s’efforçait d’organiser la résistance alors que la France pétainiste avait signé l’armistice avec l’Allemagne nazie. Le réalisateur confie ne pas être attiré par le culte des grands hommes mais plutôt par la force de la solitude. Condamné à mort et considéré comme un traître dans son propre pays, De Gaulle parvint pourtant à fédérer civils et militaires autour de lui, tout en s’imposant comme un interlocuteur incontournable auprès de Winston Churchill.
Antonin Baudry s’étonne de la réussite de ce qu’il qualifie de rêve presque insensé, celui de devenir le représentant légitime de la France. Il compare le général à un Don Quichotte des temps modernes, un chevalier d’un autre âge dont le destin a tenu à plusieurs reprises à un fil. Pour incarner ces figures historiques, le réalisateur a réuni un casting de premier plan, avec Simon Abkarian dans le rôle de De Gaulle, Mathieu Kassovitz en amiral Darlan, Benoît Magimel en général Koenig et Niels Schneider en général Leclerc. La première partie de cette fresque historique sortira le 3 juin, suivie d’un second volet le 3 juillet. Produite par Pathé, cette superproduction française, au budget total d’environ 70 millions d’euros pour les deux films, constitue le projet le plus ambitieux de l’année dans l’Hexagone.
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