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Économie

Les marchés financiers retiennent leur souffle après la saison des résultats

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La fin des publications trimestrielles replace les enjeux macroéconomiques au centre des préoccupations, entre tensions inflationnistes et incertitudes géopolitiques.

La prudence domine sur les places boursières ce jeudi, au lendemain de la publication des comptes de Nvidia, qui clôture la saison des résultats. Les investisseurs tournent désormais leur regard vers les difficultés économiques globales. Comme le résume un gestionnaire de portefeuille, les annonces d’entreprises sont désormais derrière nous, et l’actualité se concentre sur les risques inflationnistes, avec un baril de pétrole qui reste élevé et des rendements obligataires atteignant des seuils critiques.

En Europe, la Bourse de Paris a cédé 0,39%, pénalisée par le recul de Stellantis, qui a perdu 2,02% après la présentation de son plan stratégique, et par Airbus, en baisse de 4,27% suite à sa condamnation en appel pour le crash du vol Rio-Paris en 2009. Le constructeur automobile a vu sa cotation temporairement suspendue en cours de séance avant de se redresser légèrement. Francfort a également fléchi de 0,53%, tandis que Milan est resté stable et Londres a grappillé 0,11%.

Outre-Atlantique, le Nasdaq, indice phare des valeurs technologiques, reculait de 0,36% en milieu d’après-midi. L’action Nvidia, première capitalisation mondiale, perdait 1,74% malgré des résultats trimestriels éclatants, avec un bénéfice net de 58,3 milliards de dollars, plus que triplé sur un an. Les analystes estiment que le marché s’habitue désormais aux bonnes surprises du géant des semi-conducteurs. Le S&P 500 et le Dow Jones suivaient la même tendance, avec des baisses respectives de 0,26% et 0,12%.

Du côté des matières premières, les cours du pétrole repartaient à la hausse, portés par les déclarations contradictoires de Donald Trump sur le conflit au Moyen-Orient et les menaces proférées contre l’Iran. Téhéran a indiqué examiner une nouvelle proposition américaine, transmise via le Pakistan, sans parvenir à apaiser les tensions. Vers 16 heures GMT, le Brent de la mer du Nord s’échangeait à 107,20 dollars le baril, en hausse de 2,08%, tandis que le WTI américain restait au-dessus des 100 dollars. Les analystes redoutent qu’un choc pétrolier prolongé ne se transforme en problème de politique monétaire, au-delà de la seule crainte inflationniste.

Les taux d’intérêt des emprunts d’État, après des fluctuations importantes ces derniers jours, se stabilisaient jeudi. Le taux allemand à dix ans, référence européenne, s’établissait à 3,10%, contre 3,09% la veille, et son équivalent français à 3,73%. Les conséquences du conflit au Proche-Orient et de la flambée du pétrole commencent à peser sur l’économie du Vieux Continent. Le Premier ministre français a estimé que la guerre allait durer, avec un retour à la normale attendu au plus tôt entre l’été et l’automne.

La contraction de l’activité dans le secteur privé de la zone euro s’est accentuée en mai, tombant à 47,5 points, son plus bas niveau depuis 31 mois. La France a enregistré son recul le plus marqué depuis cinq ans et demi. Bruxelles a par ailleurs revu à la baisse ses prévisions de croissance pour la zone euro, tablant désormais sur 0,9% contre 1,2% en novembre. Dans ce climat morose, l’euro perdait du terrain face au dollar, à 1,1590 dollar pour un euro.

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